Child Of Panoptes : un groupe qui électrise la scène pop française

mardi 17 mars 2026, par Franco Onweb

Plonger dans l’univers de Child Of Panoptes, c’est comme ouvrir une porte sur les années 60, mais avec une énergie résolument contemporaine. Né d’un projet solo, le groupe s’est transformé en une aventure collective, portée par des musiciens passionnés et une obsession pour les mélodies freakbeat, les harmonies mod-baroques et l’énergie brute du garage-punk. Entre deux tournées et des sorties discographiques qui s’enchaînent (dont un nouveau 45 tours chez Rogue Records, label toulousain culte), Child Of Panoptes incarne un revival sixties qui ne se contente pas de rendre hommage à une époque : il la réinvente.

Rencontre avec Alexandre Besson, le fondateur d’un groupe qui, entre répétitions, concerts mémorables et une alchimie musicale palpable, prouve que l’esprit des sixties est bien vivant — et plus vibrant que jamais.

Comment vas-tu ?

Salut, ça va super, merci !

Child Of Panoptes en concert au Yéyé Festival
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Que s’est-il passé depuis 2023 et la sortie du premier album de Child Of Panoptes en termes de sorties discographiques ?

Finalement, pas mal de choses ! Après le tout premier single en 2021 et le premier album en 2023 chez Soundflat, Rogue Records, un label toulousain, m’a proposé de réaliser un 45 tours. Début 2024, Child Of Panoptes sortait donc un EP de quatre titres, Un petit morceau de buvard, qui a été plutôt bien accueilli et s’est bien vendu. En 2025, un autre single, Down, est sorti chez Soundflat. Et ces derniers jours, en mars 2026, un nouveau disque voit le jour, toujours avec Rogue Records : un single de deux titres, New Romance / Out Of My Mind ! Pour tout te dire, on travaille déjà sur une nouvelle production, et j’aimerais beaucoup qu’elle sorte dans quelques mois.

Avez-vous beaucoup joué en concert ?

Pas tant que ça… En 2024, je crois qu’on en a fait cinq. En 2025, cinq aussi. En revanche, pour 2026, ce sera un peu plus, avec des dates vraiment intéressantes pour nous !

Quels ont été les concerts les plus marquants pour le groupe ?

Pour le groupe comme pour moi, sans hésiter, le Yéyé dans les Asturies en 2024. C’est d’ailleurs ce concert qui m’a vraiment donné envie de m’investir encore plus sérieusement dans ce projet. C’était aussi le premier concert où on était huit sur scène, avec l’objectif d’avoir le plus d’amis et de musiciens autour de moi. Notre concert à Cologne l’an dernier était vraiment génial, et celui de Liège, le mois dernier, était aussi super !

À l’origine, tu m’avais dit que tu ne cherchais pas spécialement à monter sur scène avec ce projet. On dirait que tu as changé d’avis : qu’est-ce qui t’a fait évoluer ?

J’étais sincère à l’époque ! À ce moment-là, j’étais très concentré sur Chiffre Organi Zation (son autre groupe, NDLR), et je ne me voyais pas me partager entre deux projets. Puis il y a eu de belles propositions pour Child Of Panoptes, comme l’EP avec Rogue et le Yéyé. Depuis, Child Of Panoptes est devenu mon obsession principale ! Et puis, quelque chose s’est passé dans le groupe : l’investissement de certains musiciens a vraiment permis au projet de décoller. Je pense notamment à Antoine Nassier, notre batteur, qui a rejoint le groupe en 2024 et m’a permis de me consacrer pleinement au chant. Il y a aussi Éric Pouchet, notre guitariste, qui est devenu mon véritable binôme et porte ce projet autant que moi. Sans oublier Frank Durban, à la basse, toujours omniprésent. Et puis il y a Jamy Jean à la guitare et Arnaud Di Giovanni à l’orgue, les deux plus jeunes du groupe, qui apportent une énergie incroyable !

Entre le premier concert et la formation actuelle, quels ont été les changements dans la composition du groupe ?

Child Of Panoptes est un groupe qui évolue avec des musiciens différents, qui contribuent au projet à un moment donné, sur disque ou en concert. Certains restent, d’autres partent, mais peuvent revenir. Comme Coog, qui a joué de l’orgue sur un morceau qu’on garde sous le coude.

Aujourd’hui, il y a un vrai noyau dur : Éric à la guitare solo, Jamy à la deuxième guitare, Arnaud à l’orgue, et moi au chant et à la batterie. Frank continuera d’intervenir à la basse, Lou Szymanowski a fait quelques dates avec nous, Max Studd nous a rejoints récemment et travaille déjà sur les prochaines, et Theo Campos intégrera le groupe pour certains concerts.

Alexandre Besson et Eric Pouchet
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Child Of Panoptes était à la base ton projet solo. Avec le temps, les concerts et cette formation, est-ce que c’est devenu un vrai groupe à part entière ?

Absolument ! Il y a une vraie dynamique de groupe, avec des répétitions régulières, l’investissement et la disponibilité de chacun, et une belle amitié malgré les différences d’âge ou de distance. On habite tous dans des villes différentes, mais on essaie de garder le lien en communiquant souvent. Éric et moi, on passe presque une heure par jour au téléphone pour discuter des dates ou des enregistrements. Et puis, il y a toutes les tournées qu’on a faites récemment, avec des trajets interminables qui nous ont vraiment rapprochés !

Vous sortez un nouveau 45 tours (deux titres) chez Rogue Records : pourquoi avoir choisi ce label, et comment s’est passée la rencontre avec eux ?

Un couple d’amis toulousains, Lydia et Fred, m’ont dit de contacter Jean-Marc, de Rogue Records, car il s’intéressait à Child Of Panoptes. Je l’ai contacté immédiatement, et on s’est tout de suite bien entendus ! Jean-Marc est quelqu’un de très discret, mais qui échange et partage énormément. C’est un passionné des disques et des années 60, donc ça ne pouvait que marcher entre nous. Il est aussi très bien entouré, notamment par son épouse Jocelyne. Ensemble, ils forment un couple adorable derrière ce label qui est devenu incontournable. Ils nous ont mis à disposition un super réseau, sans parler de l’objet en lui-même : le 45 tours ! Enfin, plutôt les deux : le premier EP, « Un petit morceau de Buvard », et le nouveau single, « New Romance ». Tous les groupes rêvent de travailler avec eux, et c’est bien normal !

Peux-tu nous décrire les deux titres de ce nouveau single ?

Je vais reprendre la formule de Jean-Marc, qui est parfaite : “New Romance” on the A-side is a freakbeat, mod-baroque tune, while “Out Of My Mind” on the flip delivers a moody garage-punk vibe ! » En anglais ça fait plus classe !

Qui a composé et écrit ces deux morceaux ?

Éric et moi avons travaillé ensemble sur ces deux titres.

Quels sont les projets à venir pour Child Of Panoptes ?

On veut faire un maximum de concerts en France, mêclasse !e n’est pas toujours facile en ce moment, et aussi à travers l’Europe. On souhaite continuer à enregistrer des disques et en sortir d’autres rapidement !

Un mot de la fin ?

Merci pour cette opportunité ! Merci à tous ceux qui nous soutiennent : nos potes de Perpignan, Toulouse, Bordeaux, Bourges, Avignon, Marseille, Lyon, Reims, Paris, Le Havre, Nantes, Liège, Cologne, et tous les autres endroits où on a pu jouer. Merci à Jean-Marc et Jocelyne de Rogue Records, à Marco de Soundflat Records, à Stéphane Taufer pour son travail photo avec le groupe, et à tous les musiciens qui ont contribué à ce projet !

https://roguerecords.bandcamp.com/album/new-romance
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https://www.instagram.com/child_of_panoptes/

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