Comment vas-tu ?
Je vais très bien, je te remercie !
Tu sors ton premier album solo, Antimatière. Pourquoi maintenant ?
Rien n’était planifié. C’est un concours de circonstances, il se trouve qu’à l’issue de l’enregistrement de ces 12 titres l’ensemble m’a paru suffisamment intéressant pour en justifier une sortie.
Où et avec qui l’as-tu enregistré ?
J’ai tout enregistré seul dans mon home-studio.
Où placerais-tu ce disque dans ta discographie ?
Difficile à dire, peut-être entre Super Wagner et Argent Ardent.
Tu as joué avec beaucoup de monde (Claudia Colonna, Tav Falco, Long Chris, the Jones, Super Wagner, the Cool Feedback, Argent Ardent…). On aurait pu penser que, musicalement, tu irais vers une plus grande diversité de styles, à l’image de ta carrière. Qu’en est-il ?
Tout ce que j’aime et que j’arrive à jouer est plus ou moins lié au rock, tu voulais que je me mette au reggae ?!
Plus sérieusement, je ne joue que ce que j’aime
Quelles sont tes influences sur ce disque ?
Cela va te sembler curieux mais c’est en écoutant un titre des Soap Girls « Breath ».
J’ai trouvé que leur formule de titres énergiques sans solo de guitare était bien vu.
Je n’aime pas tout chez elles mais cet album (In My Skin) a un son qui me plait.
Sinon, pas d’influence en particulier mais le côté heavy doit venir de tout ce que j’ai écouté dans le genre quand j’étais ado, Alice Cooper, Black Sabbath etc.
Quand et comment l’as-tu composé ?
A partir du moment où j’ai branché ma guitare tout a été composé en 6 jours en mai dernier.
Je voulais réaliser le tout très rapidement, mais comme je suis surtout guitariste le plus long a été d’enregistrer les batteries !
Je ne te connaissais pas cet attrait pour la physique quantique !
Quand j’étais jeune il y avait chez un de mes oncles polytechnicien un livre sur les mathématiques de la physique quantique qui m’intriguait beaucoup, je n’y comprenais rien mais je trouvais les termes employés assez fascinants et poétiques. Puis il y quelques temps je m’y suis intéressé d’un peu plus près avec des ouvrages de vulgarisation.
Le chant, peu présent, est traité de façon singulière : tu as placé ta voix très en retrait, au niveau des instruments. Pourquoi ce choix ?
Je voulais que tout sauf la batterie soit saturé, et la voix mixée comme un instrument.
Ca en dérange certains mais cela rend le tout plus énergique.
C’est d’abord un disque de guitariste, tu es d’accord ?
Non puisqu’il n’y a justement pas de démonstration de guitare ! Je n’ai utilisé qu’une guitare Baritone et une Rickenbacker Bass.
Quels autres instruments sont présents sur le disque ?
Rien d’autre qu’une guitare, une basse et une batterie.
Comment qualifierais-tu ce disque ?
Figure-toi que comme je n’arrivais pas à le qualifier j’ai demandé à un amie son avis et voici sa réponse : C’est un bon Heavy Rock qui mélange un peu les univers de Sonic Youth dans leur version la plus minimaliste, de PIL époque Metal box, du krautrock à la NEU ! Avec une petite candeur à la Pixies dans le chant.
Qu’en penses-tu ?
Ce sont des références que l’on n’imagine pas vraiment chez toi, surtout les Pixies. Qu’en dis-tu ?
Tu as raison car je n’ai jamais écouté les Pixies, et peut-être même jamais entendu, Sonic Youth non plus, pas plus que PIL, comme quoi !…
Vas-tu monter sur scène avec cet album ?
Non, cela n’est pas prévu, et pour ça il faudrait étoffer le répertoire car il ne dure que 32 mn.
Comment peut-on l’écouter ?
Il est disponible sur toutes les plateformes et sur YouTube.
Sortira-t-il en format physique ?
Je ne l’ai pas prévu mais si ça branche un label qu’il n’hésite pas.
Quels sont tes projets ?
Depuis que j’habite dans le sud-est il m’a fallut trouver des musiciens avec qui jouer.
J’ai commencé avec mon ami Hubert Condemi et son trio avec qui nous jouons du « Hot Jive & Blues ».
Avec un contrebassiste et un batteur j’ai un nouveau trio de Rock’n’Roll 50’s avec qui nous faisons principalement des reprises et quelques originaux.
Je joue de la contrebasse dans un quintet dédié à la musique de Django Reinhardt « Django Riviera ».
Et je continue la production ; en ce moment avec Sergio Ceccanti nous mixons le second album de Bratch & The Lady.
Mais la grande nouveauté est que je viens de rejoindre les Playboys de Nice !
Comme Franck Durban a annoncé qu’il arrêtait, les Playboys m’ont demandé de le remplacer, j’en suis honoré.
Ça te fait quel effet de rejoindre un tel groupe ?
Je suis très heureux de pouvoir jouer avec les excellents guitaristes que sont Michel Nègre et Marc Galliani et je jouais déjà avec le batteur Gilles Enaud de Faÿ.
Cela me fait très plaisir qu’ils aient pensé à moi et j’ai hâte d’être à mon premier concert avec eux.
J’ai l’impression de faire partie de l’aristocratie du rock niçois, ce qui est totalement inattendu pour moi le parisien.
Aurons-nous bientôt un nouveau disque de Grégoire Garrigues et, si oui, à quoi ressemblera-t-il ?
Rien n’est prévu mais avant de sortir « Antimatière » j’avais enregistré des adaptations, un projet mis de côté pendant 25 ans ou plus, j’ai tout mis sur un Bandcamp, c’est une sorte de numéro zéro d’album solo.
Le mot de la fin !
La fin n’est jamais là où on penserait qu’elle soit.
https://gregoiregarrigues.bandcamp.com/track/il-nen-est-pas-question
https://www.facebook.com/gregoire.garrigues

