Barnabé Mons : « Bunker Superstars » , le premier album solo de l’artiste indispensable du rock d’ici

mardi 6 juin 2023, par Franco Onweb

Il est enfin arrivé, le premier album solo de Barnabé Mons ! Pour ceux qui ont raté le début de l’histoire, on dira juste que Barnabé est un personnage aussi attachant que talentueux. Après avoir fait partie de plusieurs groupes depuis une vingtaine d’années, dont les impeccables Gentlemen’s Agreements et Sheetah et les Weissmuller, tous marqués par un amour du rock’n roll, Barnabé a enregistré un premier album solo, où cet infatigable collectionneur de disques a regroupé toutes ses influences, pop, rock, bossa-nova, funk, punk, dans un cocktail quasi-parfait. Ajoutez à ça une magnifique pochette de Kiki Picasso et vous obtenez le disque idéal pour cet été.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Barnabé a répondu à quelques questions pour en savoir un peu plus !

Peux-tu résumer ta carrière musicale avant ce premier disque solo ?

Avant ce disque, j’ai participé à de nombreux groupes, d’abord en tant que batteur puis au chant. Il y a eu les Spectres, les Rippers, Barnum, Sheetah et les Weissmuller, les Pan-Pan, les Gentlemen’s Agreements, Adam et Dave et j’en passe…

Crédit : Gérald Chabaud

Peux-tu aussi nous parler de tes autres activités, comme commissaire d’expositions ?

J’ai grandi dans une famille de collectionneurs de curiosités et j’ai hérité de la passion du bizarre. C’est avec mes parents que j’ai commencé à faire des expositions dans la galerie Zone de Confusion (Saint André, Nord). Puis j’ai travaillé pour différents musées sur des sujets comme le catch, le fan-art, l’art textile déviant ou le psychédélisme pictural.

Comment est né ce premier album solo « Bunker Superstars » ?

Comme beaucoup de choses qui sortent aujourd’hui, c’est un album marqué par le choc du confinement. C’est l’arrêt total de mes activités qui a motivé ce disque. Au départ l’idée était d’enregistrer le quatrième album de Sheetah et les Weissmuller mais l’esprit de groupe n’était plus vraiment au rendez-vous et j’ai préféré le sortir sous mon nom.

Tu l’as fait où et avec qui ?

On a enregistré au studio du Tire-Laine à Lille avec Marc Bernard à la console. Parmi les musiciens on retrouve presque tous mes partenaires de Sheetah et les Weissmuller plus beaucoup de copines et de copains venus participer aux chœurs, aux violons, aux percussions… ça fait 17 personnes en tout !

Quelles étaient tes influences pour la composition et l’enregistrement de ce disque ?

Dans ce disque j’ai mis un peu tout ce que j’aime : rock sixties, sunshine pop, rétro-futurisme planant, bossa-nova, jerk, punk, funk… mais l’idée était plus de casser mes jouets que refaire à l’identique. J’avais aussi envie de bruitages, d’une production assez chiadée, on est allés dans ce sens et on a pris notre temps.

Peux-tu nous parler de cette très belle pochette de Kiki Picasso ? Pourquoi lui ?

J’ai rencontré Kiki Picasso lors des préparatifs de l’exposition Psychédélices, expériences visionnaires en France (MIAM, Sète) à laquelle il participait. J’aime ce qu’il fait depuis longtemps, et puis son parcours est lié au rock par toutes les pochettes de disques qu’il a réalisées (Starshooter, Elvis Costello, Christophe, Sapho, Bashung…). Je suis bien évidemment très heureux qu’il ait accepté de participer au projet.

Comment décrirais-tu ce disque ?

Je dirais qu’il est varié, sans être un disque de variétés. Pour moi c’est de la pop, même s’il reste des morceaux de rock’n’roll.

Tu viens d’une scène très « Garage », tu t’es éloigné sur certains morceaux de ce style, c’était une envie que tu avais depuis longtemps de t’ouvrir à d’autres musiques ?

Ca fait déjà un moment que je touche à des formes musicales différentes. Déjà avec Adam et Dave on était dans un trip électro un peu dark, et puis j’avais aussi enregistré avec des musiciens déficients intellectuels dans une approche expérimentale. J’adore toujours le son sixties, la soul et le psychédélisme, mais j’avais envie de jouer avec tout ça, de mêler ce background à d’autres influences plus modernes.

As-tu tout composé et tout écrit ?

Les textes sont de moi, quelques musiques aussi mais je ne serais rien sans mes super-talentueux collaborateurs. Pierrik Viard (claviers) et Benjamin Collier (guitare) ont apporté beaucoup dans la composition des morceaux.

Crédit : Gérald Chabaud

Comment te viennent tes textes ?

Souvent les idées de textes viennent d’un hasard qui m’amuse, de mots qui se télescopent pour créer une image qui m’étonne. Pour « Bunker Superstars » je voulais utiliser le mot « superstars » sans savoir ce que j’allais développer. Puis j’ai ouvert le dictionnaire au hasard, pointant le mot « bunker », et une image était née ! Sinon j’aime bien détourner des expressions usuelles, comme pour « L’herbe du voisin ». Mais il n’y a pas de règle, c’est justement ce qui stimule.

Qui chante sur Barbarella ?

C’est Lady Barbara, qu’on a pu voir et entendre dans Sheetah et les Weissmuller. J’ai eu envie de lui faire cette chanson qui puisse apporte une touche féminine à l’album.

Tu as plusieurs morceaux qui peuvent rappeler Jacques Dutronc. Est-ce une grande influence pour toi ?

Ah oui, c’est sûr ! Mais c’est encore plus son parolier Jacques Lanzmann qui reste une source d’admiration sans borne.

A l’écoute de l’album, on a l’impression que ton envie est de faire danser les filles cet été sur la plage : est-ce un plan secret chez toi ?

Je vois que je suis démasqué.

Je trouve que ton disque a un côté baroque. Es-tu d’accord ?

Oui, merci. J’espère qu’il est à la fois rock et baroque, ce serait l’idéal.

Comment cela va se passer sur scène ?

Nous verrons en temps utile, j’espère présenter l’album en live à la rentrée, c’est encore un autre chapitre, il faudra retravailler les arrangements.

Après ce disque, vas-tu continuer avec Sheetah et les Weissmuller ?

Le groupe est toujours mobilisable, nous verrons bien.

Comment se procurer le disque ?

Le disque est disponible en digital sur toutes les plateformes de streaming depuis le 2 juin, le CD sera en bacs courant juin et le vinyle arrivera pour le mois d’octobre.

Le mot de la fin ?

Love !!!

Crédit : Gérald Chabaud

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