Edwige Belmore

Par Franco Onweb

Le magazine Vogue l’a annoncé hier, Edwige Belmore, est décédée à Miami ce week end. Depuis les hommages se succédent sur les réseaux sociaux, petit retour sur une des personnalités les plus emblématique de la nuit Parisienne. 

Edwige Belmore
DR

C’était la fin des années 70, le punk avait fini de secouer le monde, une nouvelle génération apparaissait, appelait cela la new wave ! En France, la vie culturelle tournait en partie autour du Palace, le gigantesque et mythique night club de la rue du Faubourg-Montmarte. Tout les soirs sur la piste de danse et au bar se croisait une nouvelle d’intelligentsia. Tout le monde le savait : il fallait entrer au Palace mais pour cela il fallait passer le barrage d’Edwige Belmore, la physio du club surnommée par la presse la reine de la nuit !

Edwige était plus que la reine de la nuit, elle était le symbole d’une nouvelle forme culturelle. Modèle, elle fut photographiée par les plus grands, (Helmut Newton, Pierre et Gilles, Maripol…), elle se retrouva sur la couverture de « Facade » embrassée par un Andy Warhol tout joyeux et elle apparut dans plusieurs films ! Son physique androgyne et son look bien particulier (grande, visage en lame de couteaux et les cheveux blonds, courts et décoloré) lui offrirent les plus pages des plus grands magasines. On le sait le Palace a façonne une grande partie de la culture moderne et beaucoup de ce que nous lisons, voyons ou écoutons a bien souvent eu comme embryon les néons du club.

Edwige forma un groupe avec le musicien Claude Arto, Mathématique Moderne, enregistra un disque produit par Jacno (qui d’autre aurait pu à l’époque..). Un disque étonnamment moderne (sans mauvais jeux de mots) avec ses synthés et cette voix si particulière. 

Mais toutes les fêtes ont une fin et bientôt celle du Palace s’arrêta ! La disparition de son fondateur Fabrice Aemer entraina sa chute : Edwige était déjà partie pour les USA ou sa notoriété et son aura lui ouvrirent les portes des agences de mode. Elle devint une vedette de la nuit New Yorkaise, avant de se retirer à Miami. Le regain soudain pour cette période des « Jeunes gens modernes » lui pemis de réapparaitre dans plusieurs films et documentaires. Elle gardait la nostalgie de cette époque ou la fête se réinventait pour se créer culturellement.

Une reine est morte, mais il n’y a pas de roi lui vraiment lui succéder ! 

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