Sweet seventeen : la chronique d'Emma Peel

Par Emma Peel

J’ai eu moi aussi 17 ans chantait Clo-clo. Comme beaucoup d’entre nous en fait. C’est un drôle d’âge, d’ailleurs. Un peu bâtard. C’est pas encore la majorité mais on commence à se sentir grand. On sort doucement de l’âge ingrat, mais on est encore gamin. On arrive à la fin du lycée, en général. Sauf si on a perdu un peu de temps en route… (Ben oui ça arrive même à des gens très bien ces choses-là !) On va bientôt prendre son envol mais le décollage tarde un peu. Et oui, on ne sait pas toujours vraiment ce qu’on veut, quand on a 17 ans.

 

Sweet seventeen : la chronique d'Emma Peel
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L’adolescence et ses tourments, de nombreux cinéastes se sont essayés à traiter ce sujet un peu houleux, voire franchement casse gueule, de différentes façons, dans différents pays, avec plus ou moins de légèreté, et aussi plus ou moins de talent… Cherchant sans doute à percer le mystère des comportements maladroits, crétins, ou même dangereux parfois, de ces grands ados que nous avons été.

Alors qu’est-ce qu’on a dans le crâne à 17 ans ? Certains ont des préoccupations très terre à terre, comme perdre leur virginité (American pie) et sont prêts à tout pour y arriver, même à s’accoupler avec une tarte aux pommes ! (Sic) Et oui, on est un peu con quand on a 17 ans…

D’autres refusent l’ennui et ont envie de s’éclater, tout simplement. Celui se traduit de différentes façons. Ferris Bueler par exemple, préfère passer une folle journée à chanter et danser dans les rues de New-York plutôt que d’aller au lycée. Quant à Tomasi et ses potes du Péril jeune, un peu plus « sexe, drogue et rock n’roll », ils sont prêts à essayer toutes sortes de substances illicites les faisant voyager à l’intérieur de leur tête, sans savoir que cela peut avoir des conséquences douloureuses parfois. Et oui, on est un peu inconscient quand on a 17 ans…

 

D’autres encore, canalisent mal leur agressivité, se réfugient dans la violence et se laissent entrainer par le groupe, par peur du regard des autres. Tout le monde sait que le groupe peut être un refuge, un allié, ou… un enfer. On a besoin de se prouver à soi-même et aux autres qu’on est cap’, qu’on a des couilles, qu’on peut être un rebelle. Ce qui peut en pousser certains à commettre des actes irréparables comme dans la fureur de vivre. Et oui, on est facilement influençable quand on a 17 ans…

Mais il n’y a pas que le mal de vivre intérieur, propre à quasi tous les adolescents, il y a aussi celui qui vient des autorités – les parents en général – qui sont un frein à l’épanouissement, au bien-être, à la liberté ou au choix de son métier comme dans le cercle des poètes disparus par exemple… Mais ils ne sont pas toujours mal intentionnés ces vieux qui comprennent rien à rien, faut pas croire ! Juste un peu conservateurs parfois, ayant oublié qu’ils ont été jeunes eux aussi, et en désaccord avec leurs géniteurs. Ou bien ils ne s’en souviennent que trop bien et flippent de voir leur rejeton filer le même coton qu’eux et suivre dangereusement leurs traces !! « Fais ce que je dis, pas ce que je fais ». Ils perdent évidemment toute crédibilité quand ils se font choper bourrés ou un pétard à la bouche. Et oui, on peut être un ado attardé quand on a 45 ans…


 Au moins, dans le dernier Téchiné, Sandrine Kimberlain assume pleinement et le dit ouvertement ! « J’ai décidé de boire. Ben oui, il vaut mieux toujours une mère alcoolique plutôt qu’une mère dépressive, non ?! » (Ceci dit ce n’est pas incompatible...) Elle a des excuses il faut dire, elle vient de perdre son mari militaire… Alors les djeun’s, vous voyez ?? Les parents ne sont pas forcément des monstres, ou des égoïstes, des défaillants, absents, qui se foutent complètement de vous ou ont décidé de vous faire chier coute que coute !!

Et vous les parents détendez-vous, les ados de 17 ans ne sont pas tous des délinquants en puissance ou des écervelés qui ne pensent qu’à s’éclater ! Il y en a même qui réfléchissent !! (si si je vous assure !) Qui ont un idéal, une conscience, et sont prêt à prendre le maquis quand l’heure est vraiment grave et que le fascisme menace nos libertés. C’était le cas de Guy Moquet, fusillé par les nazis à 17 ans. Et oui, on peut aussi mourir quand on a 17 ans…


Heureusement les affres de l’adolescence ne sont pas toujours une fatalité, qui se doit de basculer dans le tragique qui plus est ! Et même si on a souvent tendance à avoir un certain goût pour le drame à cet âge, on peut aussi juste vivre sa jeunesse en toute quiétude, profiter de ce qu’elle peut vous apporter, tenter des expériences sans se mettre forcément en danger. Et oui, on peut aussi être heureux et serein quand on a 17 ans. Mais ceux-là on ne les voit pas dans les films ! Ohé les ados sympa, intelligents, cool, bien dans vos baskets, vous êtes où ???!! Mais peut-être que vous êtes tout ça et le reste à la fois. Un grand bazar, un souk, une multitude de choses, parce que vous vous cherchez encore. Et peut-être que c’est normal en fait. Car comme le disent les membres du Breakfast club, « chacun de nous est à la fois un surdoué, et un athlète, et une détraquée, et une princesse, et un délinquant ». Et oui, on est tout ça à la fois, quand on a 17 ans.

Vous savez quoi ? « J’ai eu moi aussi 17 ans. Mais qu’ils sont loin mes 17 ans… » Maintenant je suis une maman. Ni alcoolique ni dépressive (du moins j’espère !) juste un peu ado attardée par moment… Et un jour viendra où mes filles auront 17 ans. Alors promettez-moi une chose, les filles : vous irez mollo sur le destroy, d’ac ???!!!

My secret to produce...!?

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