Alicia Fiorucci : Bienvenue dans son F… World !

Par Franco Onweb

On l’attendait, il est là ! Le premier album de Alicia Fiorucci est arrivé. Il y a un an et quelques, la dame avait sorti un premier single très chouette. On attendait donc cet album avec une certaine impatience et franchement on n’est vraiment pas déçu ! C’est un parfait disque de rock qui rappelle les meilleurs moments de Courtney Love ou encore de Janis Joplin. Un disque, où les guitares s’enflamment (un big up à monsieur Tony Marlow qui brille sur tous les morceaux), une rythmique impeccable, une production parfaite et une Alicia qui chante comme jamais elle n’a chanté !

Vous l’avez compris, je suis fan de ce premier album, et donc j’ai aussitôt envoyé quelques questions à Alicia pour en savoir plus sur un disque que vous allez adorer !

Alicia Fiorucci : Bienvenue dans son F… World !
DR

Que s’est -il passé entre ton premier single et cet album « Welcome to my F…World » ?

On a beaucoup bossé à la maison avec Tony sur le placement de voix et la technique. J’ai commencé à écrire tous les textes de l’album puis il les a mis en musique. Il y a eu beaucoup de répétitions aussi quand on était pas soumis aux confinements divers et avariés. Puis en mars 2021 on a été en studio pour enregistrer ce premier bébé. C’était ma première et intense expérience de studio puisqu’enregistrer 12 titres est bien différent que de deux ! C’est bien plus dense comme charge de travail mais que c’est bon ! A dire vrai, j’ai vraiment kiffé ces 4 jours d’enregistrement !

(Photo Armando Carvalho)

Comment et avec qui as-tu enregistré cet album ?

L’album a été enregistré au studio Cargo (Montreuil) par Seb Le Bison puis mixé et masterisé à Orlando Studio (Paris) toujours avec Seb aux manettes. Les personnes qui m’accompagnent sur cet album sont Fredo Lherm à la basse, Fred Kolinski à la batterie (qui est aussi dans Marlow Rider et Tony Marlow Trio) et bien sûr l’homme sans qui rien n’aurait été possible Tony Marlow pour la guitare et les mélodies.  

Pourquoi ce nom ?

Comme c’est mon premier album, je voulais un titre qui puisse permettre aux personnes de pénétrer dans mon univers. Un titre qui évoque la bienvenue.  De plus, en tant que grande fan d’Alice Cooper, c’était un clin d'œil à son album « Welcome To My Nightmare » de 75.

Quelles étaient tes influences sur ce disque, pour ma part j’en dirais qu’il m’a fait penser à deux artistes : Janis Joplin et Courtney Love ?

Tout d’abord merci beaucoup pour ces deux références qui font effectivement partie de mes influences. D’ailleurs sur scène, je reprends Mercedes Benz de Janis Joplin a cappella.  Après dans les autres, il y a un soupçon de Suzy Quatro par ci, une pointe d’Iron Maiden par-là, une louche de Joan Jett et des Ramones,  quelques réminiscences aussi pour les Inmates et Dr Feelgood et pour couronner le tout une pincée de GG Allin par endroit.

Tu as fait une reprise des Runaways « Cherry Bomb », pourquoi ce titre ?

Parce que je l’adore, c’est un pur boulet de canon mais aussi parce que les Runaways sont un des premiers  groupes de rock punk uniquement féminin à avoir existé et enfin car dans toute rockeuse il y a du « Cherry Bomb » qui sommeille en elle ! Ce titre est un hymne pour les femmes dans le rock !
Tu alternes sur le disque les morceaux rock et les balades, ce sont les deux faces de ta personnalité ?
Sur les 12 titres de l’album il y a deux ballades, ce qui me permet d’exprimer d’autres sentiments à travers ma voix. Les deux balades sont « City of Broken Dreams » et « Aileen ». Ce qui est assez surprenant car les gens ne m’attendent pas sur ce terrain et que le registre est différent du reste. Quant à la personnalité, il y a toujours une dualité qui s’affronte dans chacun d’entre nous.

De quoi parlent tes textes ?

Mes textes sont issus d’expériences personnelles, je ne me voyais pas chanter des textes qui ne me correspondent pas. J’y délivre mes joies (« Speedrock », « Silver Fox », « Freedom’s Running »), mes colères (« Kill, Kill, Kill », « Hey You! », « Gimme a Break » « Because I’m You Enemy ») , mes désillusions (« City of Broken Dreams ») je parle aussi d’un sujet féminin « Monthly Visitors » sur la période menstruelle que j’avais envie de mettre en lumière. Et pour continuer sur les femmes « Aileen » parle de la tueuse en série américaine Aileen Wuornos dont le parcours triste et tumultueux me touche beaucoup.
Tu as un morceau dédié à Marc Zermati et son label Skydog, «Skydog Forever », pourquoi et quelle a été son importance pour toi ?

Lui rendre hommage était le moins que je pouvais faire tant ce qu’il a accompli pour le rock underground ( Skydog, l’Open Market, le premier festival européen punk de Mont de Marsan etc.) est grand. Il a eu un gros impact sur moi et d’ailleurs si j’ai croisé la route de Tony c’est grâce à lui. Après d’un point de vue plus personnel, j’ai eu la chance de le rencontrer en vrai en chair et en os en 2016 et une amitié s’est tissée. Marc a toujours été extra et adorable avec moi. Il me manque…  

Comment cela va se passer sur scène ?

Sur scène nos compos (celles de l’album et le 1er single) seront jouées entremêlées avec des reprises comme « Paranoid », « I’m Eighteen », « California Sun », « Blitzkrieg Bop », « I Wanna Be Your Dog » etc. En fait, cela dépendra du nombre de set à faire et du temps de jeu. On a de quoi tenir 2h de concert donc il y a du choix. Un show plein d’énergie et de folie.

Quels sont tes projets ?

Faire de la scène, promouvoir ce 1er bébé « Welcome To My F… World » en France et ailleurs (quand ce sera possible), me pencher sur l’écriture du 2e album car il y a encore beaucoup de sujets dont j’aimerais causer. C’est toujours en perpétuelle ébullition dans mon encéphale.

Le point sur la situation actuelle après la grave crise que nous avons connue et la mise au silence de la culture ?
Je ne vais pas me lancer dans un long communiqué comme le bras, mais pour être brève et concise, ils nous font bien chier avec tout leur cirque. On observe une baisse générale de fréquentation dans les concerts c’est significatif. Beaucoup d’endroits ont mis la clef sous la porte aussi… C’est terrible pour le monde de la culture non institutionnalisée. Pour continuer il faut vraiment avoir la foi en ce moment.

(Alicia Fiorucci et Tony Marlow - Photo Philippe Beranger) 

Le mot de la fin !

Merci à toi Franco de permettre aux artistes underground de s’exprimer dans ton webzine, c’est super ! Welcome to My F… World les lecteurs de Buzz on Web !

http://aliciaf.bigcartel.com/

 

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