Alice Animal : Rencontre pour « Tandem » un album de rock et chansons

Par Franco Onweb

On l’attendait depuis un bon moment, il est enfin arrivé le premier album d’Alice Animal, « Tandem ». Le premier album d’une artiste qui n’a jamais su choisir entre le rock et la chanson. C’est tant mieux parce que ce disque est un recueil de chansons épatantes aux mélodies impeccables avec une grande énergie.

Le premier album d’Alice Animal est, déjà, une des grandes réussites du printemps. La chanteuse a eu, en plus, la bonne idée de proposer à Kent de participer à ce projet sur quelques titres et un superbe duo.

J’ai voulu en savoir plus, j’ai donc posé quelques questions à une chanteuse dont on va beaucoup entendre parler cette année !

 

Alice Animal : Rencontre pour « Tandem » un album de rock et chansons
DR

Peux-tu te présenter ? 

Je suis Alice Animal, chanteuse, guitariste électrique, compositrice, auteure.
Je chante en français, et je m’accompagne de ma guitare électrique, ou plutôt, je considère ma guitare électrique comme une seconde voix. Ce qui me définit, en partie, c’est le fait d’appartenir à deux familles : chanson et rock. 

(Yann Orhan) 

Comment la musique est entrée dans ta vie ? 

Mes parents sont de vrais mélomanes. La musique fait partie entièrement de ma vie depuis le départ. J’ai commencé la guitare très jeune. À la maison on écoutait beaucoup de jazz, de soul, de la pop, mais aussi du classique. Ça fait un sacré mélange. Sur toute la période du collège j’étais dans les classes « maîtrisiennes » à Chartres. C’est-à-dire que le matin j’allais à l’école et l’après-midi j’étais dans une chorale, derrière un pupitre. C’était une super expérience. Plus tard, à l’entrée au lycée, j’ai commencé à composer des chansons.

Quelles sont tes influences musicales ? 

Il y en a tellement, et en même temps lorsque je compose, je veille à ne pas prendre des directions trop proches de ce qui existe, c’est un piège. J’aime les Black Keys, Saint Vincent, Jeff Beck, Anna Calvi, My Brightest Diamond, Jimi Hendrix, …. 


En dehors de la musique, quelles sont tes influences principales ? 

Tout est source d’inspiration finalement, je crois que ça dépend de notre façon d’être réceptif à ce moment-là. Je suis plutôt visuelle, et j’aime particulièrement voir des documentaires sur des artistes plasticiens, la vie des peintres… ça me plait beaucoup. Aller voir des concerts c’est toujours inspirant !

Quel a été ton parcours musical jusqu’à cet album « Tandem » 

J’ai eu une vie musicale sous un premier pseudo, c’est une période qui est restée confidentielle. En 2016, j’ai rencontré Alban Theuillon, un passionné de musique  qui s’est très vite intéressé à mon répertoire. Ensemble, nous avons monté notre label « Alessandra Records ». Il y a eu à ce moment-là un réel tournant dans ma vie de musicienne et en tant que personne. En effet, je souhaitais être plus directe avec un caractère plus brut dans les choix artistiques. J’ai posé ma guitare folk qui apportait un « tapis sonore agréable » et j’ai commencé à explorer la guitare électrique qui me permettait  d’accéder à une palette sonore et d’énergies plus larges. Par exemple, en allant chercher un son plus incisif ou bien en allant chercher un univers très enveloppant et chaleureux (grâce à des pédales d’effet). C’est le contraste entre les deux que j’ai voulu pousser. 

En 2016, je suis partie à RealWorld pour enregistrer un premier album « Théogonie » qui est resté « discret ». Je ne l’ai pas sorti officiellement mais il est disponible sur mon site web (http://www.aliceanimal.com/store) et à la fin des concerts.

C’est un album que j’aime beaucoup et qui représente le passage entre ma vie d’avant et celle d’aujourd’hui. 

Avec « Tandem », je suis pleinement Alice Animal.

Ton album est un album de rock : pourquoi faire cette musique ? 

Ce n’est pas un choix. Sinon j’aurai choisi un style qui a plus le vent en poupe… Je rigole, je pense que les modes tournent et les styles s’en vont et s’en viennent… je vais là où je vibre, lorsque je compose je ne maîtrise pas vraiment le style. Lorsque je suis sur scène, il y a une énergie qui est là, qui déborde et c’est elle qui donne le ton. En l’occurrence, j’ai essayé de rester fidèle à ce qui se passe sur scène pour l’enregistrement de cet album. Vincent Faucher, le réalisateur, a tout à fait compris la démarche et nous sommes très contents du résultat. 

J’apporte une précision, je ne pense pas pouvoir dire que je fais simplement du rock. Je chante en français, et cette langue apporte une tonalité quelle que soit la musique. S’il y a un texte français, selon moi, on doit l’entendre (c’est culturel), la couleur des mots est une porte d’entrée pour accéder à la chanson, donc les voix doivent ressortir d’une manière ou d’une autre. C’était tout le challenge de cet album : laisser de la place aux textes sans que l’énergie musicale en pâtisse. 

 Il y a un héritage avec lequel on peut parfois avoir l’impression de se battre et parfois ça vient comme une évidence et ça permet de pousser les frontières de chaque style.

Qui compose et qui écrit les morceaux ? 

Je compose généralement toutes mes musiques. Mon éditeur m’invite régulièrement à rencontrer d’autres artistes pour composer à plusieurs mains et voir où ça nous emmène. C’est le cas pour « Mauvais Garçon », « Tandem » et « On est Barock ».

J’ai écrit les textes de « Tandem » et « Mon Or ». Pour les autres titres, je travaille avec des auteurs. Chaque chanson a son histoire, sa façon de se construire. Il n’y a pas de routine.

(Photo Yann Orhan) 

Les textes : d’où vient l’inspiration ? 

De la tête de chaque auteur avec lesquels je travaille ou de la mienne. Ce qui me plait c’est le regard porté sur un thème. Les thèmes parlent souvent du rapport à l’autre et du rapport à soi, du fait que nous sommes plusieurs à l’intérieur.

Sur le disque tu as des collaborations avec Kent : comment l’as-tu rencontré et comment avez-vous travaillé ensemble ? 

Je lui ai tapé sur l’épaule dans la rue, à la sortie de la Boule Noire (une salle parisienne). Je lui ai donné une clef usb avec mes maquettes de l’époque. C’était il y a 6 ans. Il a trouvé ma démarche étonnante. On s’est recroisés sur des concerts et puis un jour il est venu m’écouter chanter dans un petit lieu parisien, « la passerelle ». Il m’a proposé de faire sa première partie au Café de la Danse en 2018 pour ses 40 ans de carrière, c’était fou! Je l’ai également accompagné ce soir-là sur un morceau de David Bowie « Scary Monsters » que l’on peut retrouver sur mon site (http://www.aliceanimal.com/concerts) ou sur youtube (https://www.youtube.com/watch?v=NjcugcZboxk). 

Et puis on a commencé à parler de textes pour mon répertoire. On a commencé avec un texte qu’il avait écrit pour lui au départ et que je trouvais magnifique « On n’a qu’une vie », c’était un vrai cadeau. Puis, nous avons travaillé sur « Finir à L.A » en faisant plus d’allers-retours entre l’écriture et la composition. 

On nous retrouve en duo sur l’album et d’autres choses sont à venir, mais je ne peux pas en dire plus pour le moment….

Comment se procurer le disque ? 

Sur mon site www.aliceanimal.com/store ou dans les points de vente habituels.

Quelle est pour toi l’importance de l’image ? 

Elle est primordiale, c’est comme une invitation à aller plus loin dans la découverte d’un univers. Elle capte plus facilement et plus directement que la musique. La musique demande un effort supplémentaire. Parfois, je trouve qu’on donne trop d’importance à l’image et qu’on en oublie l’essentiel, on est des musiciens…. C’est pour cette raison que les deux premiers singles « Tes Eléphants Roses » et « Tandem », j’ai souhaité les sortir en streaming quelques semaines avant leur clips. Un clip donne une direction, c’est un choix qu’on fait avec le réalisateur. Mais les gens peuvent se créer leurs propres images avant de voir les nôtres. 

Es-tu très présente sur internet ? 

De façon raisonnable il me semble. Depuis le premier confinement j’ai mis en place un rendez-vous hebdomadaire avec mes capsules instrumentales (sauf dans les périodes de sorties d’album), et ça a bien pris. Ensuite, comme il se passe des choses en ce moment avec les sorties de clips et d’album, oui je suis assez présente. 

Quel est ton avis sur la situation actuelle et celle que nous venons de vivre ? 

Le monde est malade mais je crois toujours en lui.

C’est une situation inédite, qui a remis en question beaucoup de choses il me semble. Je crois que des choses peuvent se reconstruire différemment. 

Quels sont tes projets ? 

Faire voyager mon album TANDEM, le défendre sur scène à fond ! Composer de nouvelles chansons, rencontrer des artistes etc… Vivre !

Y a-t-il des concerts prévus ?

Oui, du 9 au 13 juin à Montbrison pour le festival Poly’sons puis en Région Centre, à Saint-Etienne, en Région parisienne. Toutes les dates sont sur le site : www.aliceanimal.com

Le mot de la fin : tu peux dire ce que tu veux ? 

Merci pour cette interview ! J’invite les gens à venir découvrir l’album et j’ai hâte de rencontrer le monde sur scène. 

http://www.aliceanimal.com/store

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 https://www.instagram.com/alice.animal

https://www.facebook.com/aliceanimal

https://www.youtube.com/aliceanimal

Contact - alice@aliceanimal.com

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