Lighthouse ou le groupe de pop ultime

Par Franco Onweb

Au début des années 90, le talentueux label Rosebud, faisait découvrir à notre beau pays qu’il y avait une scène pop de très grande qualité. Une des sorties les plus remarquée fût Lighthouse, un groupe de pop avec des mélodies fascinantes. Salué par la critique le groupe joua aux Transmusicales de Rennes et s’embarqua pour plusieurs tournées, prêchant la bonne parole jusqu’aux USA. Lighthouse s’était surtout le projet de son leader Chafik Mohammedi, un musicien obsédé par les mélodies. L’avenir aurait dû être à eux mais le groupe n’arriva pas à rencontrer un succès mérité. 

Aujourd’hui Lighthouse existe toujours et continue de sortir des disques et de donner des concerts de manière plus … confidentielle ! J’ai longuement discuté avec Chafik pour raconter l’histoire d’un groupe trop méconnu.

Lighthouse ou le groupe de pop ultime
Ludmilla Lucinski

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Chafik, et je suis né à Alger. Mes parents étaient profs, de français et d’anglais. J’ai grandi à Vannes dans le Morbihan et maintenant j’habite à Rennes où j’ai eu la drôle d’idée de monter un groupe : Lighthouse.

(Chafik, photo Jérôme Sevrette) 

C’est rentré comment la musique dans ta vie ?

Par la radio et l’électrophone de mes parents qui écoutaient un peu de jazz , Brassens,  léo Ferré et jean Ferrat, Ait Menguellet et Idir, Big Bill Broonzy, Pete Seeger et Frankie Laine, Ennio Morricone et Vivaldi, etc…, mais qui possédaient également l’album  bleu des Beatles ainsiqu’Abbey Road, . En fait depuis que je suis gamin j’ai toujours été scotché autour de l’électrophone qui est un jour devenu une chaîne...

C’étaient quoi tes influences à la base ?

La première annonce pour trouver des gens avec qui jouer, que j’ai passée disait : influence Velvet / Beatles. Bon, j’étais quand même bien marqué par les Beatles.  J’avais également découvert par le magazine «Best», Elvis Costello, the Jam, the Stranglers, the Boomtown rats, Madness, the Specials et XTC, Cure évidemment, et David Bowie en cours d’Anglais, il ne me quittera plus dès lors….etc... Je faisais beaucoup d’échanges scolaires avec l’Angleterre. Mon père, en plus était prof d’anglais, donc dès qu’on pouvait on allait passer nos vacances en Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse, quand les autres allaient se dorer la pilule «dans des pays imbéciles où jamais il ne pleut» (sic). J’allais dans les magasins de disques et c’était bien.

Tu n’as pas eu de groupes de lycée ?

Non, j’ai commencé la guitare assez tard en fait.

Tu viens de Rennes : la ville t’a-t-elle influencée ?

Oui en arrivant d’Alger à l’âge de deux ans à peine je me suis retrouvé à Rennes où habitaient les parents de ma mère, rue de Dinan. J’y ai passé pas mal de temps enfant etc... Marquis de Sade, ça ne m’a pas trop marqué. J’aimais par contre vraiment bien Marc Seberg, Eitienne Daho, Niagara... Quand je me suis, installé à Rennes en 1987 je revenais d’une année à San Fransisco et  de deux années à Paris. La ville commençait vraiment à s’organiser avec une scène  indépendante et surtout le label Rosebud. J’ai commencé à chercher des musiciens par annonce en 1989 et le groupe a démarré en 1990.

Il y a qui dans le groupe au début ?

Des gars de Redon, François Goujon qui restera notre batteur jusqu’en 1997, Nicolas Goujon à la guitare mais il quittera le groupe assez rapidement, et Laurent Siksou qui  est le bassiste sur Alone Together, notre premier album; ensuite ma sœur, qui avait un autre groupe, Lawrence a rejoint le groupe avec son bassiste Vincent Mignot. J’ai eu alors la chance de rencontrer  Alan Gac qui dirigeait le label Rosebud et m’a proposé un contrat. C’était le début d’une certaine scène pop à Rennes et les débuts du groupe.

Il  va donc y avoir un premier album  ?

Oui, en 1992 un premier mini LP Alone Together  qui aplutôt été bien reçu par la presse, on a même eu une chronique dans le Figaro!!) et puis un autre album éponyme en 1994 très bien accueilli... ( à l’époque notre label étant distribué par Barclay bénéficiait d’une équipe de promotion très compétente et bien sympathique) . On a donc eu d’excellentes chroniques et il y a eu pas mal de bons concerts dont les Transmusicales en 1993, avec Bjork, Allesandro Escovedo et feu Philippe Pascal  (sad).  Nous étions 17 sur scène ( 8 cordes , 3 cuivres, flûte traversière, plus nous cinq à l‘époque François, Vincent, Yasmine, Diane et Chafik). Nous ouvrions le festival ce soir-là devant une salle de  la cité pleine à craquer. C’était un gros challenge et ça s’est super bien passé ; Bruno Green faisait notre son. J’ai d’ailleurs l’enregistrement de ce concert fait par Bernard Lenoir à l’époque et diffusé en direct sur Inter. (Thx to him). Un extrait 4 titres (oui, un pirate  ahah de ce concert ) est sorti en 45 sur une petite structure anglaise .

Vous avez beaucoup bougé à l’époque ?

On a fait pas mal de scène en 1994. On a pu jouer aussi aux USA au festival  South by Southwest  à Austin cette année-là. Il y eut également une date à New York et une très bonne chronique dans l’éminent Village Voice.

 

Vous avez joué avec qui à cette époque ?

On a tourné avec Pulp qui était en licence  chez Rosebud à l’époque, on a joué avec Divine Comedie avec les Tindersticks également, mais aussi les Posies, qui nous avaient découverts chez un disquaire à Rennes et  nous ont proposé de faire leurs premières parties sur la tournée Française puis nous ont invités à Seattle pour enregistrer un album qui n’a pu se faire car un certain jour de 1994 les services de l’immigration américains nous ont refusé l’entrée du territoire ; on a également tourné avec, le très regretté Dominic Sonic, Chelsea, les Married monk, les 13th hole (éternels camarades), Welcome to Julian, Katherine Etc...Ça marchait pas trop mal : une certaine effervescence pop régnait alors, les fanzines et les labels indépendants se développaient… C’était une sacrée scène, oui, et très indépendante. J’avais moi-même avec 2 amis monté un petit label « Glam records » qui sortait des flexis. A Nantes il y avait également le très dynamique label « Lithium » avec Dominique A et Diabologum .  Les Little Rabbits  ont été les premiers à avoir un peu de succès. Il y avait donc chez Rosebud les Freluquets, Katerine, les 13th hole, the Married monk, les Welcome to Julian, the European Sons, Lighthouse, etc... A Rennes, à part Alan (Gac) et le tourneur 3 petits tours personne ne nous aidait vraiment. On a aujourd’hui un peu l’impression que toute cette période des années 90 n’a jamais existé en France. En tout cas on n’a depuis jamais été  soutenu par qui que ce soit. L’indépendance est devenue un pseudo-concept censé donner une «crédibilité» et faire vendre.

Rennes n’a pas soutenu ses groupes ?

Le public si ! Mais Je pense que la musique qu’on faisait n’était pas forcément celle des décideurs. Ils étaient plus dans un truc «Rock» ou franchement variétoche dans la langue de Molière. Nous, on faisait de la « Pop » en anglais. C’est toujours comme ça d’ailleurs. Ceci dit Ils se sont engouffrés dans l’électro comme pas un...et un jour l’anglais n’était plus vraiment un problème.

Qu’est ce qui les dérangeait ?

Je me demande bien.. trop de mélodies, des textes en bon anglais, des gens pas assez mondains ? Reste que sur scène (et dans la vie),  Lighthouse a toujours été assez rock’n’roll .

Vous étiez soutenus par « les Inrocks» ? 

Du bout des lèvres grâce à Alan Gac, c’était comme l’ATM , un soutien bien timide.

(Lighthouse sur la scène des Transmusicales de Rennes en 1993 - Photo Philippe Remond)

Mais vous aviez un public à Rennes ?

Oui et on l’a toujours. Il y a des gens, à Rennes, qui nous aiment bien et qui viennent régulièrement nous voir. En fait on joue aujourd’hui très peu en dehors de la ville et ses alentours. C’est dommage mais comme on est totalement indépendant c’est difficile autrement.

Après vous allez sortir vos disques sur ton label : «Glam Records» .

Ça traînait un peu avec Rosebud... J’ai «relancé» mon label, cette formidable machine de guerre  qu’était Glam records, avec une distribution plutôt  locale, Kerig, dont le patron était Jean René Courtès, ancien de l’équipe des Trans du début. J’avais  également un contrat avec le label espagnol «Elephant Records» , donc on était distribué en Espagne mais aussi au Japon.

Vous avez joué en Espagne ?

J’ai un très bon souvenir d’ un festival à Palma de Majorque, avec les BMX Bandits !

A partir de là ça s’est calmé ?

Oui, on a sorti un disque en 1999 Gone fishing sur le label limbo de Guillaume Lecouplier et il y a eu quelques dates dont un concert en 2005 à l’Ubu avec the Dude et les 13th hole. C’est l’époque où je restructure le groupe. Ma sœur avait quitté le groupe et j’avais  pas mal communiqué sur l’idée de duo parce que cela me semblait vendeur, même si cela ne correspondait pas trop à la réalité de Lighthouse qui a toujours plus ou moins été mon projet, projet que j’ai bien évidemment toujours eu beaucoup de plaisir à partager avec des musiciens inspirés. A cette époque j’ai aussi  participé au groupe A Cake a Room. , excellent groupe dans lequel notre batteur de l’époque AlbanMarellec jouait. La situation n’était…. pas très confortable, et bien difficile à expliquer !


A l’époque tu as découvert d’autres choses ?

Oui, la dépression ! Plus sérieusement, oui, bien sûr et je continue toujours aujourd’hui à découvrir des choses, heureusement d’ailleurs … J’ai découvert à cette époque Parliament, Funkadelic et des groupes allemands comme Kraftwerk, Can, Harmonia, Neu, Cluster...etc... j’écoutais également beaucoup de jazz… Je me suis remis au piano et puis j’ai enregistré avec Stéphanie à la contrebasse  un album instrumental qui n’est jamais sorti. Je crois pourtant au final que ce sont les Ramones  groupe que j’avais injustement dédaigné ,  qui m’ont tiré d’affaire !

On a l’impression que tu as une formation classique ?

J’ai «renoncé»  à la musique écrite il y a bien longtemps (rires). Ma musique est construite mais pas vraiment écrite. Je suis plutôt de l’école, hum…,allons-y,...  Lennon-Mc Cartney (rires) !

Mais tu ne serais pas de l’école de Costello et Ian Patridge de XTC, des gens qui ont un sens incroyable de la mélodie ?

C’est une question flatteuse. Après j’ai également eu la chance jeune de pouvoir écouter des gens  aussi différents que Big Bill Broonzy ou Pete Seeger, pas mal de jazz également, comme quoi il n’y a pas que  de l’anglais dans les bagages...Et puis je crois toujours pouvoir exprimer une certaine  tension sur scène  et  nous ne sommes ni des machines ni des singes savants. Mais oui, j’aime la mélodie.

Ta musique a aussi un côté un peu dépouillé et tendu comme les Young Marble Giants ?

Merci. J’aime beaucoup leur album et j’aime aussi beaucoup Weekend le groupe qu’ils ont eu après. Sinon tu sais, j’ai appris tout seul la guitare, ça vient peut-être de là ce côté un peu minimaliste  car même si j’ai un peu travaillé cet instrument ces dernières années, je reste assez limité techniquement.

En 2011 le groupe redémarre avec qui ?

Le groupe redémarre avec, Franck Dorange, ancien batteur des Married Monk (autre groupe Rennais de Pop de la même époque Ndlr), Stéphanie Hallier à la basse, qui joue avec moi depuis 1999, Diane Nicolle au piano, qui jouait déjà avec moi en 1993 et Johann Esnault à la deuxième guitare. On passera ensuite au trio avec Franck et Stéphanie ce qui a été très formateur pour moi. Franck, depuis, est parti et c’est Gilles Morillon (ex The Dude, Candy Prune), qui est aussi le batteur de Filip Chrétien, qui l’a remplacé. Depuis peu, Il y a un deuxième guitariste qui joue aussi du violon,  Franck Degabriel. Il était avec nous en Espagne et a joué sur Gone Fishing.


Quand vous revenez, on a l’impression que c’est de manière très discrète ?

Totalement confidentielle tu veux dire (rires). En même temps on est jamais vraiment parti et  même, avons-nous jamais été vraiment  là ? J’ai d’abord fait un concert solo à Nantes pour  l’opération Blackhouse sous le nom de Lighthouse Alone  grâce à Eric Piffetau des French Cowboy, et puis ça s’est remis en place petit à petit, avec l’enregistrement de 3 albums, Amazing Tools mixé par O. Valois, Fishy mixé par G. Morillon et  Lighthouse Made Me mixépar V. Lecouplier, 3 albums que j’aime beaucoup. Depuis on joue régulièrement à Rennes et aux alentours. Enfin... pas trop ces temps-ci.

Mais la ville vous a enfin accueillis ?

Le public ne nous a jamais fait défaut. Les officiels, c’est autre chose. Ce n’est pas grave, on peut ainsi bricoler nos chansons sans trop de pression (rires),  et continuer…  « clopin clopant ».

Vous avez donc sorti depuis régulièrement des albums ?

Oui, on a enregistré à Balloon farm à chaque fois. On est auto distribué : on vend aux concerts. Aujourd’hui  : pas de manager, pas de distributeur, pas de producteur, pas d’éditeur. C’est difficile de faire plus indépendant que nous (rires) !

(Lighthouse en studio à Balloon Farm - Droits réservés) 

C’est toi qui compose tout ?

Oui, on peut dire ça. On répète assez régulièrement. J’amène des chansons que je maquette  chez moi, et on les travaille, d’abord avec Stéphanie, la bassiste, puis en groupe en répétition. On enregistre sur peu de jours pour des raisons budgétaires... Mn a quand même réussi à sortir trois albums en trois ans même si les tirages sont de fait assez limités.

Mais aucun label ne veut de vous ?

Je ne sais pas. Je ne démarche guère. Reste que je vois que des personnes d’origines musicales diverses aiment ce que nous faisons. Mais c’est devenu très compliqué de trouver des lieux pour jouer en France, même s’ il y a un public et une scène. Cela peut revenir . A Rennes on peut jouer dans des clubs, des cafés et des MJC. Nous avons  aussi pu jouer à Nevers l’an dernier dans un festival avec Slap et il y avait pas mal de monde . Cela serait quand même bien de  jouer un peu plus,  et un peu partout, au moins  en France.

Mais vous êtes une sorte de bande à Rennes avec des gens comme Philippe Chretien ?

C’est vrai qu’ on a un côté bande et c’est chouette de connaître des gens comme Philippe : on essaye de s’entraider ! On est sur les disques des uns et des autres. C’est aussi  un peu la bande de Balloon Farm,  (notre studio de répé et d’enregistrement) , endroit où tu peux aussi bien croiser les musiciens des NUS, de Réta, de Guadal Tejaz, les 13th hole, Filip Chrétien, the Rats, Voltastomaco, Denner, Versari, Frakture, mais maintenant également les très talentueux Laetitia Sheriff et Thomas Polly...

Mais vous proposez parfois des plateaux en commun ?

C’est arrivé.

Ça se passe comment sur scène ?

Bien ! Nous sommes 4 depuis moins d’un an. Nous jouerons bientôt, principalement des morceaux des deux derniers disques mais pas seulement, et puis maintenant  on a un violoniste avec nous. Si on voulait avancer, ce qui ne veut trop rien dire, il nous faudrait un manager car on est trop occupé tous pour jouer ce rôle. Ce qui nous tient encore c’est bien évidemment l’amour de la musique : pour moi, la composition, l’enregistrement, monter sur scène jouer et chanter.


Justement, ils parlent de quoi tes textes ?

Je raconte des histoires souvent personnelles et tout est en général très référencé. J’ accorde beaucoup d’importance aux mots,  et j’adore la langue anglaise .

Vous sortez un nouveau disque ?

Oui, Lighthouse Made Me, avec les paroles dans le livret, une pochette, (presqu’aussi belle que celle réalisée par la bassiste pour l’album précédent), avec 2 photos  au recto et au verso du photographe Julien Mignot, le frère de notre premier bassiste. Cet album est une  mini collection de chansons, assez différentes les unes des autres, avec des arrangements  cordes (Franck Degabriel), un peu de claviers, pas mal de guitares, basse (Stéphanie Hallier), batterie, (Gilles Morillon), percussions (Cyril Bilbeaud de Versari  qui joue aussi avec Théo Hakola ,et Vincent Lecouplier sur un titre), et c’est toujours très pop rock. On l’a entièrement fait à Balloon avec Vincent Lecouplier comme ingénieur du son, au mixage et co-producteur. Il est sorti ultra confidentiellement sur notre label Glam music. Il est possible de  le trouver sur notre page facebook lighthouse pop band. On devrait contacter des labels pour des vinyles... En fait j’aimerais quand même bien avoir un peu de soutien d’une structure un peu plus solide que Glam. A ce propos il est possible que nous travaillions avec le label du très séminal groupe rennais Frakture, et que l’ensemble de nos disques se retrouvent être disponibles sur un certain nombre de plateformes numériques.

Mais aujourd’hui c’est toi qui fait la promotion auprès des radios et tout ça ?

Je devrais, mais je ne le fais pas. En fait je suis très content déjà de sortir un disque. C’est un bel objet je crois.

C’est quoi vos projets ?

On espère des concerts mais en ce moment c’est compliqué…

Mais vous pourriez faire une belle première partie à l’Ubu ?

 Mais oui, ouvrir pour Olden Yolk à l’Ubu serait par exemple très sympa.


Tu n’as jamais vécu de la musique ?

Non jamais vraiment. La musique me coûte plutôt de l’argent. Mais regarde, Daniel Johnston a sorti beaucoup de cassettes et il en a peu vendu alors ce n’est rien.

Mais tu es moins autiste que lui ?

 C’est pas dur!  Je le regrette beaucoup (rires).

Vous allez continuer !

Oui, tout simplement à notre rythme et c’est assez agréable comme ça.

C’est rare chez un musicien mais tu parles du public ?

Oui, c’est normal, on a de supers retours de ce public, chéri, et en plus les gens reviennent, donc oui j’aime notre public et lui suis reconnaissant.

Quelle est l’importance de l’image dans Lighthouse ?

Foutaise !


Et l’importance de l’internet et des réseaux sociaux ?

C’est notre seule fenêtre de promotion et de communication et nous l’utilisons de façon plus que malhabile...

Mais c’est quoi ton ambition ?

Franchement?  Continuer à faire des disques, donner des concerts. Plus sérieusement, j’ ai repris des études en Histoire de l’art et archéologie à l’université Rennes 2.

Tu veux dire quoi pour la fin ?

Que je suis d’accord avec beaucoup de mouvements qui s’opposent aux pouvoirs d’oligarchies qui s’imaginent pouvoir encore longtemps soumettre  l’humanité à leur bon vouloir.

Quel disque tu donnerais à un enfant pour l’amener vers la musique ?

«Sgt.Pepper’s lonely hearts club band»  des Beatles.

https://www.facebook.com/Lighthouse-pop-band-104657067701096

https://lighthouse4.bandcamp.com/releases

 

 

 

 

 

 

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