Temps calme : rencontre pour un premier album époustouflant

Par Franco Onweb

Venu de Lille le trio Temps Calme vient de frapper un grand coup avec un premier album « Circuit ». Un disque qui mélange avec subtilité le Krautrock, le rock, la pop et l’indie… Une musique parfaite pour rester chez sois par ces temps un peu … confiné ! J’ai littéralement adoré ce disque et j’ai voulu en savoir plus, j’ai donc décroché mon téléphone pour discuter avec Samuel le clavier d’un groupe de talent qui ne mérite que d’exploser.  

Temps calme : rencontre pour un premier album époustouflant
DR

Peux-tu te présenter et présenter le groupe ?

C’est un trio Lillois, assez récent. La formation a un peu plus de un an après un changement de batteur. On est un trio indie pop, rock, psyché .. un enchainement de mots qui ne veulent pas dire grand-chose (rires). Le mieux c’est encore d’écouter !

(Temps Calme - Droits réservés) 

Pourquoi ce nom ?

C’est un nom qui a une sonorité qui nous plaisait … C’est drôle parce que les gens y voient quelque chose en rapport avec la météo mais c’est vraiment le terme qui nous a plu.

Vous êtes quand même assez psyché, même si votre biographie dit que vous faites du Krautrock, terme qui englobe un peu tout non ?

C’est quelque chose que j’ai découvert tardivement. Le terme est là parce que c'est une de nos influences (Olivier joue d'ailleurs dans un groupe qui se réclame du Krautrock (l’Objet ) Quand on nous écoute, je ne pense pas que cette influence saute forcément aux oreilles !

Dans votre musique on voit d’influences comme la rock, la pop, le psychédélisme mais rien de précis.

Tant mieux, cela veut dire que nous avons réussi. On s'est découvert musicalement en montant le groupe  : on s’était croisé sur les tournées de nos autres groupes.

Comment s’est rencontré le groupe ?

Le point de départ, c’est le stand fromage d’un marché à Lille (rires) ! On s’était déjà vu avant avec Olivier avec nos autres groupes. On se connaissait donc de vue. Il voulait monter un nouveau groupe. On a commencé comme ça, sans vraiment de ligne directrice forte. On s’est construit comme ça.

Mais vous aviez bien des artistes en commun ?

Olivier me parlait beaucoup de Beak, le groupe de Geoff Barrow (musicien de Portishead Ndlr). A l’époque j’écoutais orval carlos sibelius

Vous avez fait quoi ensuite ?

Un premier single, Emie, au printemps 2020, uniquement en numérique mais aussi on a joué tant que on pouvait : surtout dans le nord mais aussi à Paris au « Supersonic » et à Reims. Le confinement ne nous a pas aidé. Là on a sorti un deuxième single : « Dancing owl » directement en live et en numérique. Il sera sur l’album qui sort.

Tu nous présentes cet album ?

On l’a fait nous-mêmes, tous les trois dans l’atelier photo d’un ami qui avait une bonne acoustique. On s’est enfermé dedans une semaine et voilà. C’est  vraiment fait « maison » (rires). Il y a 10 titres originaux.

(Pochette de l'album 'Circuit' de Temps Calme - Droits réservés) 

Qui compose ?

Il y a quelques morceaux que nous avons fait à trois, mais globalement chacun amène une idée et on peaufine ensemble. On essaye vraiment d’avoir un fonctionnement collectif.

Il sort chez qui ?

Il sort sur tous les formats sur le label « Differ'-ant ». On aimerait bien tourner après mais là c’est plus compliqué ! J’adore faire des disques mais le moment que nous préférons c’est la scène : la rencontre avec le public !

Justement que penses-tu de la situation ?

La fameuse question Covid ! C’est dur, on est totalement dépendant des décisions. Pour le premier confinement, ça a été parce que c’était le moment où on terminait le mix de l’album et on peaufinait les arrangements mais là on ne sait pas comment ça va se passer. On a fait un concert début septembre à « la bulle café » à Lille et on sentait une attente de concert de la part du public. Il y avait presque une pression… Tous nos autres concerts ont été annulés ou reportés, y compris la release party (qui aura lieu le 19 février 2021 au Grand Mix) …

Est-ce que le disque va sortir à l’étranger : vous faites une musique facilement exportable ?

Pour nous, pour l’instant, c’est un peu l’inconnu …. On ne sait pas combien de temps on sera en « stand by ». On a pensé décaler la sortie du disque mais on a décidé de le sortir quand même. On va le défendre au mieux dans la situation actuelle … On va prendre toutes les alternatives possibles : des vidéos lives, des reprises … mais ça ne vaudra jamais les concerts !

Ils parlent de quoi vos textes ?

De tout ! En tout cas rien de politique ou d’engagé. Par exemple « Dancing owl » c’est une apparition dans la forêt. C’est un peu psyché non ? (rires) Ca peut parler de comment prendre une décision, ce genre de choses. Mais les textes arrivent en dernier, on voit vraiment la voix comme un arrangement.

Qui écrit les textes ?

C’est Olivier et moi pour l’instant mais bientôt à trois parce que on essaye vraiment d’écrire à plusieurs.

Tu en attends quoi de cet album ?

Un peu comme tout le monde : qu’il soit écouté, apprécié… On en est vraiment content et on espère que cela poussera les gens à venir nous voir en concert. Même si le disque est très proche de la scène, on s’est quand même fait plaisir en rajoutant des arrangements un peu spéciaux.

Votre musique développe un univers assez particulier, loin du rock « classique » : quel est votre rapport à l’image ?

Très bonne question (rires). L’image pour moi c’est pleins de choses : un clip, une pochette … Pour le moment nos visuels ce sont des collaborations. Notre prochain clip ce sera de l’animation. On veut aussi développer le visuel sur scène.

Mais tu ne penses pas que trop de scénographie enlève quelque chose à la musique ?

Ça dépend de quel type de scénographie tu fais … Ca peut être juste des décors ou même des jeux de lumière. Je travaille beaucoup avec le spectacle vivant, théâtre et danse, et ça peut donner envie d’avoir quelque chose sur scène de très épuré.

(Temps Calme en concert - Droits réservés) 

Mais vous êtes quand même dans la position où il faut mettre la musique en avant et pas le groupe ?

Bien sûr mais comme sur scène on est deux assis et que on ne peut pas dire que nous sommes un groupe qui bouge beaucoup ça peut créer une ambiance et favoriser l’écoute. On a fait ce concert en septembre où le public était assis, cela ne me dérangeait pas du tout !

Vous êtes un groupe de confinement (rires) ?

On peut dire ça (rires), en espérant que ça ne dure pas trop longtemps !

Quel disque tu donnerais à un enfant pour l’amener vers la musique ?

Un best  of de Queen !

Le mot de la fin ?

Allez écouter notre disque et on sera comblé quand il y aura dans les Pizzerias, une pizza Temps Calme ! C’est plus qu’un souhait : c’est un rêve ! (rires)

https://tempscalme.bandcamp.com/

 

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