Play List de confinement 49 : Jérôme Gurdyk dit Hurdyk - Hurdy-Gurdy

Par Franco Onweb

Quarantième neuvième Play List de confinement avec aujourd’hui Jérôme Gurdyk dit Hurdyk, le chanteur du groupe Hurdy-Gurdy.

Et si on mettait un peu de poésie et de romantisme dans la musique ? Cela fait plus de dix ans que Jérôme Gurdyk dit Hurdyk est à la tête du groupe Hurdy-Gurdy, un groupe inclassable qui mélange la poésie et le rock dans un cocktail détonnant. Le groupe est dans la plus pure tradition des artistes comme Tanger ou Rodolphe Burger. Des gens pour qui la musique ce n’est pas que de la musique mais aussi un média qui offre un terrain plus que propice à la poésie. Les références de Jérôme sont tout autant littéraires que musicales. J’avais discuté avec lui cet automne, au moment où le groupe se préparait à donner un dernier concert avant de prendre un peu de recul pour préparer un nouvel album : https://www.buzzonweb.com/2019/10/hurdy-gurdy-rencontre-avec-un-groupe-inclassable. Depuis le groupe a signé sur le label M&O Music et prépare donc un nouvel opus pour l’année prochaine !

Pour cette Play List Jérôme a choisi des artistes aussi indispensables que poétiques comme John Cale, Nick cave ou encore les Français de Kat Onoma.

A demain pour plus de musique, partagez cette Playlist parce que la bonne musique fait toujours du bien, restez chez vous et faites attention. 

Play List de confinement 49  : Jérôme Gurdyk dit Hurdyk - Hurdy-Gurdy
DR

Black Heart Procession : Tropics of Love 

Lueur débutante, on tente, louvoie l'amorce d'une allégresse, on ondule autour en tours.

(Rythmique sud-américaine et guitare à la Marc Ribot pour lesquelles, toutes deux, j'ai une affection des plus vives. Grande réussite de ce grand groupe trop méconnu.)

 

Minkovski : Fatal Flower 

Lueur demeurante, on tente, louvoie l'amorce d'une étreinte, on ondule autour en tours.

(Un projet et un son trop rares en France et des plus réussis.)

 

John Cale : Ships Of Fools 

Lueur persistante, on tente, louvoie l'amorce de la noël joie et tinte, on ondule en tours autours de cylindres glacés. 

(Peut-être ma chanson favorite de John Cale – spleen dissimulé mais tenace.)

 

Kat  Onoma : Missing Shadow Blues 

D'une vesprée s’affaissante, on tente, louvoie d'une plongée dans des ondes d'eaux de vie en tours autour de cylindres glacés

(Le blues - le bleu - tel que je le rêve servi par un grand guitariste ? J'aurais pu mettre « La chambre » du même groupe mais la facilité de la chose m'en a dissuadé.)

Jack : 3 O'Clock in the Morning 

D'une nuitée quiète, on tente, titube surtout et par-dessus tout autour en tours ;  l'allégresse s'est trissée. 

(A l'âge d'or de la brit' pop, il y eut un groupe que, comme Pulp, Scott Walker inspira mais qui est injustement passé sous les radars. Peut-être parce que précisément il se situait au-delà de la brit' pop ?)

 

Nick Cave : Slowly Goes The Night 

D'une nuitée tue, on titube, tente, s'évertue par-dessus tes Everest, Eva, autour en tours.

(Un titre un peu méconnu du grand petit Nicolas. Chair de poule - comme de la détresse par une nuit sans fin.)

 

Pulp : You're a Nightmare 

D'une nuitée coite, d'où hululent des louves, qui tente, s'évertue, titube, Eva, en tours autour d'Eva ?

(Un titre un peu méconnu de ce grand groupe avant son ascension, titre que j'ai beaucoup écouté en phase de décompression en déambulant sur les grands boulevards, à Paris.)

 

Okkervil River : R.I.P 

D'une aube ébaubie, ramassée sur soi, en-dedans de soi, il, à la hâte, ramasse ses affaires, en tours autour d'Eva, détale, s'éclipse, se dissipe ; contredanse qu'il esquive, élude, étourdie. 

(Chanson bouleversante, clip tout autant et splendidement réalisé par le leader du groupe ; presque un court métrage... Prendre le temps et, à l'heure des téléphones portables et des réseaux sociaux, accepter de prendre le temps d'écouter une chanson longue mais riche, voire, encore plus fou, un album long et sinusoïdale comme, point autopromo', celui de Hurdy-Gurdy... Et le concert d'Okkervil River reste le plus mémorable que j'ai vu récemment.)

 

Farewell poetry : As True As Troilus 

D'escaliers qu'il dévale, il s'esbigne enfin puisqu'en une seule seconde une seule lueur - une lueur seule, des lueurs seules - une aube ramassée, renaissante.

(Avant Oiseau-tempête, voici un autre projet de Frédéric Oberland où l'on retrouve son talent quant à savoir construire une atmosphère à la manière d'une cathédrale de son ; à noter : la voix féminine apporte un supplément d'âme, de poésie, qui me séduisit tout à fait lors des deux concerts auxquels j'assistai. Vingt-et-une minutes subjuguantes : preuve s'il en était encore besoin qu'on n'est vraiment pas obligé de sacrifier les ambitions artistiques sur l'autel des sacro-saintes trois minutes que devrait durer toute chanson.)

 

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