Toybloïd : un journal de tournée

Par Franco Onweb

Cela peut prendre plusieurs noms : la tournée, le tour la route … mais ce qui est sûr c’est que le fait de partir jouer en concerts plusieurs jours de suite dans des villes et des lieux différents a toujours fasciné le public. Mais c’est quoi être sur la route ? Comment cela se passe ? La seule chose dont on est sûr c’est que c’est durant ces périodes de voyages, souvent propices à des grands moments de rire et de rapprochements que les groupes se consolident.

Le trio Parisien Toybloïd fait partie de cette longue lignée de groupe qui écument l’hexagone. Alors que ils s’apprêtent à sortir un splendide album, Greg, le batteur a accepté d’écrire un petit journal de bord pour nous raconter trois jours de tournées en janvier, en première partie de Ultra Vomit. Limoges, Toulouse et Bordeaux sont au programme : trois villes, trois salles différentes, trois publics différents … Attention, c’est parti, sur la route avec Toybloïd !

Toybloïd : un journal de tournée
Eva Quillec

Salut c'est Grégou, je suis le batteur de Toybloïd et là je viens de regarder un p'tit reportage sur la disparition des dinosaures. C'est alors que je me suis projeté dans des dizaines de millions d'années en imaginant la tête du bonhomme en pleine fouille archéologique tombant sur l'album « Panzer Surpris »e de Ultra Vomit. Tout ce qu'ils en déduiront c'est qu'on était une espèce rigolote (alors qu'en vrai des fois c'est pas trop le cas, mais là n'est pas le débat). On vient de passer 3 jours, du 16 au 18 janvier, avec eux en première partie, je vous raconte.

Premier concert à Limoges jeudi 16 janvier. Nous arrivons gentiment à 14 h on rencontre l'équipe technique d’Ultra Vomit et d'extinction prod (les organisateurs de la date). On connaissait l'équipe de la salle car nous avons judicieusement décidé de faire une résidence la veille afin de nous roder. Nous rencontrons dans la foulée les 4 compères d'UV qui sont, ma foi, très sympathiques. Je n'en menais pas large étant fan depuis longtemps. Ils finissent leur balance et ça a l'air trop bien ! Nous faisons les nôtres et puis c'est l'heure de manger. Une excellente soupe (la sousoupe pour UV) et un excellent poulot coco riz et tofu pour les végés. Très bon et mention spéciale aux gâteaux « vegans ». 

(Toybloïd en concert à Limoges le 16 janvier - Droits réservés) 

Le concert commence à 20h45 et c'est avec joie et stress qu'on monte sur scène devant une foule plus que compacte. C'est blin-dé ! On se sent bien, le set est nouveau, on est content et le public d'Ultra Vomit nous le rend bien ! S'en suit leur concert qui tourne sans hésitation ! Le public est déchainé et il est impossible de rester dans la salle pour moi vu la chaleur. D'ailleurs pas mal de personnes sont proches du malaise et sortent de la salle avant la fin. On sera d'ailleurs admiratif devant la file de fan ininterrompue au stand de merch même une heure après le concert.

(Toybloïd en concert à Limoges le 16 janvier - Droits réservés) 

On rentre à notre hôtel et on dort bien car demain on joue à Toulouse (Ramonville) au Bikini !

Après 3 petites heures de route nous voilà arrivés au Bikini et là ça rigole plus, l'équipe d'UV a déjà fini le montage du plateau dans cette salle qui me parait immense ! On avale rapidement quelques œufs et bouts de fromages avec tous les Ultra Vomit. On attend nos balances et puis le concert le soir. 

 

(Toybloïd à Toulouse le 17 janvier 2020 - Droits réservés) 

C'était un super concert le public était à fond et c'était un vrai bonheur. J'ai pu retrouver une pote et assister au concert d'Ultra Vomit en entier dans le public. Ça m'avait manqué. Je ne les avais pas vu depuis 2 ans, j'étais super content ! Ma partie préférée reste « Fetus et Flockos » tout stress avant de monter sur scène. Du coup ils font des bonnes blagues.

(Toybloïd à Toulouse le 17 janvier 2020 - Droits réservés) 

Et après direction hôtel et repos car le lendemain nous jouons au Rocher de Palmer à Cenon (Bordeaux)

On arrive dans ce gros complexe de 3 salles où l'on apprend que le soir même nous jouons en même temps que Pomme et l'Opéra de Paris, ça fait toujours plaisir de savoir que c'est « Ultra putain de Vomit » qui joue dans la plus grosse salle. On retrouve les Ultra Vomit au catering qui est délicieux, on se perd dans les couloirs et on stress un coup en se rendant compte que l'on va jouer devant 1200 personnes. Ne faisons nos balances on comprend plus trop qui bosse sur quelle production. On mange de l'excellente pizza et puis on attend le concert. Mais là juste avant de monter sur scène notre chanteuse Lou fait un malaise, un gros merci à la pompière qui l'a aidée et à toute l'équipe de la salle qui ne nous ont pas mis la pression. Grande mention à Fabien le « Flock et Fetus » venu voir ce qu'il se passe sur fond de blagounettes plus ou moins grasses et qui se sont montrés adorables quand ils compris qu'on avait un souci. Mais finalement Lou s'est relevée et on a pu jouer et encore une fois le public d' Ultra Vomit s'est montré hyper réceptif avec un « wall of death » sur notre dernier morceau. Après j'ai bu beaucoup d'alcool (faut pas faire ça) du coup je me souviens pas bien de la fin mais j'ai pu assister à tout leur concert sur le côté de la scène et c'était super. Puis on a fini en after dans le tour bus et ce n’était pas tout le temps très fin mais toujours dans le respect ! On s'est fait écouter nos morceaux honteux favoris, mais c'est mort on ne lâche rien, ce qui se passe dans le tourbus reste dans le tourbus.  

(Toybloïd en concert à Bordeaux le 19 janvier 2020 - Photo Joel Ricard) 

C'était vraiment 3 jours de rock carrément cools. merci à Ultra Vomit.

Toybloîd en tournée et en concert à Paris le 21 mai à la Maroquinerie 

 

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