Vigor Hugo : le blues en solo de Hugo Fabbri

Par Franco Onweb

Hugo Fabbri est pleins de ressources ! En plus de son groupe, Fuzzy Vox, il a entamé depuis 10 mois un projet solo passionnant : Vigor Hugo ! Un projet dans lequel ses influences du blues ressortent. Seul sur scène, avec sa guitare, et divers instruments, il distille une musique passionnante. J’ai discuté avec Hugo pour avoir des précisions sur ce projet à la fois ambitieux et passionnant.

 

Vigor Hugo : le blues en solo de Hugo Fabbri
Youri Lenquette

Tu peux nous expliquer comment est né ce projet solo,  avec ce format très acoustique, très blues et où surtout tu joues de tout,  tout seul ?

L’année dernière Fuzzy Vox a eu des problèmes à régler en interne et j’ai eu du temps libre devant moi. Bon, j’avais aussi besoins de travailler et donc d’argent (rires). Une copine fêtait son anniversaire  et m’a proposée de jouer à « Petit Bain ». Ca faisait trois ans que je jouais dans la rue sur le Pont Saint Louis. Je faisais la manche : je m’habillais en Beatles avec un banjo et une grosse caisse claire « Hello Kitty ». Ça marchait pas trop mal : ça faisait rire les enfants ! Donc quand cette copine m’a proposé de le faire dans une cool salle de Paris pour son anniv, j’ai trouvé ça intéressant. J’ai ramené un kick de batterie et la soirée s’est très bien passée, c’était le feu, et tout le monde dansait partout. Suite à ça j’ai recontacté l’ancien batteur de Fuzzy Vox, qui est très bricoleur, et ensemble on a créé une batterie spéciale avec une caisse claire sur laquelle je joue avec les talons.

(Photo David Poulain) 

Tu as un clavier aussi sur scène avec toi ?

Oui à droite et j’ai des cymbales à gauche sur lesquelles je tape avec ma guitare sur laquelle je joue en « taping ».  J’ai fait cinquante concerts depuis le début de l’année, je tourne partout, tout le temps, et j’en ai pleins de « bookés » pour l’année prochaine. Je voulais vraiment aller plus loin dans le délire « one man band ». En fait j’en ai vu plein des artistes comme ça et j’ai voulu améliorer le truc.

Tu n’as pas voulu faire juste de l’acoustique ?

Non, parce que je veux faire danser les gens. Je veux foutre le bordel.

Alors la question : d’où vient ce nom ?

(Rires) C’est ma copine qui l’a trouvé ! Le nom Vigor m’a fait toujours marré et j’en bois sur scène, c’est super bon, ça fait jouer mieux (rires). Je suis aussi en train de créer un Xylophone en bouteille de Vigor avec un copain (rires).

Tu as de nouvelles influences sur ce projet ?

Le Gun Club bien sûr mais aussi Jeffrey Lee Pierce en Solo. Je me suis mis à écouter pas mal de « Hip Hop » comme les Beasties Boys… Je voulais faire ce que j’aimais vraiment donc j’ai essayé de du « Hip Hop » mais aussi de la « Soul ». Je joue debout, je suis le seul à avoir ce format : en faisant de tout comme ça …

Mais ce nouveau projet ne remet pas en cause Fuzzy Vox ?

Absolument pas ! Les autres ont parfaitement compris ce que je voulais faire et comme je te l’ai dit on va sortir un album du groupe en 2020. Je n’ai jamais été autant à fond dans le groupe !

Cette fois tu as son très américain, très blues…. Ça m’a fait penser à Jack White 

J’adore Jack White mais comme je suis tout seul je suis un peu limité :  je ne peux pas jouer des morceaux de pop anglaise par exemple ou alors de manière plus … minimaliste (rires) !

Tu dois adorer les Rolling Stones avec ce projet ?

J’aime le show, la longévité, le côté business de Mick Jagger mais le groupe ne m’a jamais vraiment branché contrairement aux Beatles que j’adore. En fait mon truc que ce soit avec ce projet ou Fuzzy Vox c’est la pop !

Développe ?

J’adore les Zombies mais aussi de la pop actuelle comme Mac de Marco. En fait j’aime la musique positive avec des accords majeurs et bien écrite. Par exemple les Turtles sont un modèle pour moi avec « Happy together », dans le même genre j’adore Phil Spector ou les Beach Boys.  J’aime aussi beaucoup le premier album des Doors.

Et pas des Français ?

Si, Nino Ferrer avec « les cornichons ».

Justement tu joues des reprises ou des originaux ?

Les deux, je reprends quelques trucs comme les Small Faces  et bien sûr le Gun Club… Pour l’instant je n’ai que une dizaine de compositions originales :  je travaille en ce moment sur d’autres. D’ailleurs je suis en train de travailler pour enregistrer mon premier EP, j’ai trop hâte !

Ils parlent de quoi tes textes?

D’amour, de sexe, du quotidien, de la vie, de ma maladie, de plein de trucs …

Tu n’as de chansons politiques ou revendicatrices ?

J’ai juste une chanson politique avec Fuzzy Vox qui parle de Charlie Hebdo mais globalement non.

Mais tu n’as pas peur que tout cet appareillage t’emmène plus  vers un « vrai » spectacle au détriment de la musique ?

Je m’en fous totalement ! Je fais la musique que j’aime et que je veux.

(Droits réservés) 

Mais tu risques de passer du club aux cafés concerts ?

M’en fous. Tant que je joue, je m’en contre-fous.

C’est quoi tes projets ?

D’abord un EP, des concerts, j’espère aller jouer aux Usa et aussi un concert en Afrique. En fait je voudrais partir le plus loin possible … Le but c’est quand même de voyager !

Quel disque tu donnerais à un enfant pour l’emmener vers la musique ?

La compilation rouge des Beatles et si possible le bleu aussi (rires).


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