Troy & the Human Condition : Rencontre pour We need a happy ending

Par Franco Onweb

Troy Henriksen est un artiste qui a plusieurs cordes à son arc : peintre reconnu, guitariste-chanteur des merveilleux Bowling Team… Il mène, en parallèle, une carrière solo aussi remarquable que indispensable. Il avait sorti, il y a deux ans, un premier album passionnant ou le Lo-Fi ce mêlait à des Folks songs très « personnelles ».

En septembre dernier, ce baladin des temps modernes , a sorti un deuxième album « We need a happy ending » chez les activistes de « Basement Production ». Un disque pleins de chansons intimistes et de « folks songs » très personnelles.

J’ai discuté avec Troy un après-midi pour une explication de textes d’un deuxième effort solo épatant !

Troy & the Human Condition : Rencontre pour We need a happy ending
DR

Qu’est-ce que tu as fait depuis la sortie de ton premier album ?

J’ai continué à peindre, j’ai beaucoup jouer avec mon groupe de Garage, le Bowling Team et j’ai aussi beaucoup joué en solo, mes chansons folk ! En fait j’ai fait pas mal de choses…(rires)

(Droits réservés)

Ton groupe le Bowling Team est très présent sur la scène parisienne !

Oui, on joue beaucoup. En fait j’écris beaucoup de chansons et en ayant deux projets je peux les placer à chaque fois. Mes chansons les plus intimistes et les plus personnelles je les garde pour moi, pour le projet Troy and The Human Condition. Je suis un peu comme Neil Young, que j’adore, j’ai des projets solos intimiste et des projets plus électrique avec le Bowling Team. Ce sont des chansons différentes à chaque fois.

Il a été fait quand, où et avec qui ton album ?

L’été dernier j’ai eu un passage à vide avec le Bowling Team. En fait on s’était enguelé… Disons que je faisais un peu trop la fête et que j’abusais d’un peu trop de choses (rires)… En fait j’ai fait des bêtises dans un hôtel à Strasbourg pendant une tournée  et le groupe m’a quitté : j’ai joué à Keith Moon (rires) Suite à ça j’ai fait une dépression. Nick (Buxton Ndlr) de « Basement production », qui est mon label et mon éditeur, m’a proposé de faire un disque solo. On l’a fait en deux semaine en juillet dernier à Basement dans son studio.

Les chansons parlent de cette dépression ?

Certaines oui mais pas toutes : il en a qui parlent de la pêche, d’autre de mes problèmes d’addiction… En fait j’écris des chansons tout le temps … Certains titres que j’avais prévu pour cet album ne sont pas dessus.

Tu fais comment pour écrire une chanson ?

Ça peut venir n’importe où, il me faut juste ma guitare et voilà c’est parti !

Qui a joué sur le disque ?

Principalement moi. Avec le Bowling Team j’avais l’habitude de faire des disques super produits Comme je n’avais pas beaucoup de temps pour faire le disque, j’ai juste chanté mes chansons à la guitare. Un de mes copain, Louis Gaston, est venu sur le disque pour faire un peu de guitare. Nick a fait un peu de piano, des chœurs et il l’a réalisé avec Neil, qui était en stage chez « Basement » : c’était sa première production. Pour moi aussi c’était une première de travailler avec une femme. En fait je suis un peu comme Léonard Cohen qui aimait travailler et s’entourer que de femmes (rires). Elle a su créer une atmosphère intime et pour moi ça aussi c’était nouveau !

C’est un album très dépouillé !

C’était l’objectif : juste mes chansons et mes textes ! On voulait faire vite, c’est une des raisons pour laquelle il n’y a pas de batterie : juste un peu de percussions ! C’est une photographie de mon état du moment. Les voix sont presque toutes en direct live. Pour te dire notre état d’esprit, à moment il y a une fille qui est passée dans le studio avec un saxophone, je l’ai dit interpelé et elle venue jouer.   En fait l’album a été fait sans « overdub « . Je suis juste venu et on a fait titres après titres en mixant à chaque fois avec Neil. On a presque fait le disque à deux en fait : elle et moi !  

(Troy Henriksen en concert - Droits réservés) 

Pourquoi tu n’as pas fait carrément un disque live avec des copains comme intervenants sur les morceaux ?

Tu veux dire un vrai live ? Il aurait fallu que l’on répète avant sinon cela aurait donné une « jam blues » interminable (rires). Le disque a pourtant fait un peu dans cet esprit : j’arrivais avec une mélodie et parfois des textes, certains ont été écrits carrément dans le studio.

C’étaient quoi tes influences sur ce disque ?

Tu veux dire autre que « Sex, drugs and rock’n roll ? » (rires). Un peu tout : il y a une chanson qui parle de l’histoire de ce lion qui s’était échappé d’un cirque dans Paris et que la police a dû tuer… De choses que j’entends ou que je lis …

Ton disque a un côté Lo-Fi ?

Le Lo-Fi c’est juste une technique d’enregistrement… Nick pense plutôt que j’ai un côté Lou Reed, peut-être à cause de mon côté urbain ! Mais je crois que c’est plus dans ma façon d’écrire et de composer les morceaux comme l’album « Magic and Loss », « New York » et « Song for Drella ».

On peut te rapprocher de Andy Warhol dans le sens où tu es quand même dans la « Pop culture » ?

Je suis un Américain à Paris, c’est romantique et bien loin de la « pop culture ». Non, si il y a un groupe dont j’aime beaucoup les titres c’est Stelly Dan. C’est vraiment ce que je veux arriver à faire avec certaines chansons de Neil Young, allez j’ajouterais « Walk on the wild side ». Il y a une chanson par exemple où je parle des garçons gays qui se suicident… Ce n’est pas vraiment de la « pop culture » ! Peut-être que effectivement j’ai un côté Warhol mais c’est uniquement par rapport à Lou Reed alors !

Quelles sont tes références littéraires ?

Charles Bukowski, Melville, Arthur Rimbaud…

Quels sont tes projets ?

Pleins de concerts sous mon nom et avec le Bowling Team… Je vais faire vivre l’album et Je vais aussi préparer un nouveau.

Tu dirais vendre ton disque tu dirais quoi ?

Ecoutez moi et vous verrez si vous aimez ! C’est un challenge pour moi. Le premier album a eu un peu de retours j’espère en avoir pour celui-là même si je n’ai que peu de promotion.

 Un grand merci à Benoit et à l'Extra-Brut 

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