Rencontre avec Yann Landry

Par Franco Onweb

Attaché de presse, manager, responsable de radios, Yann Landry fait partie de cette poignée d’irréductibles qui font que la musique d’ici est une réalité. Ce personnage, haut en couleurs, a lancé il y a deux ans sa propre société de promotion, la Tête de l’Artiste, qui accompagne au quotidien de jeunes artistes.

Au-delà de sa propre activité professionnelle, Yann Landry, est surtout un esthète de la musique, une personnalité à part qui a une vraie réflexion sur les métiers artistiques et sur leurs développements. J’ai pu discuter avec lui de ses activités, de sa vision du monde la musique et des perspectives d’avenir, une rencontre rare avec un personnage attachant !

Rencontre avec Yann Landry
DR

J’évolue dans le milieu musical depuis 8 ans. J’ai commencé en faisant des clips, des captations de concerts et des vidéos de présentation pour des groupes. J’ai ensuite intégré La Grosse Radio en tant que rédacteur en chef du webzine Rock. La Grosse Radio est une des plus importantes webradios françaises en termes d’audience. Ce poste m’a permis de rencontrer beaucoup d’artistes, de réfléchir à leur communication et à leur manière d’envoyer des messages qui n’était pas forcément la bonne. Cela m’a donné envie de les aider et c’est comme ça que j’ai lancé ma boite de communication « La Tête de l’Artiste ». Je m’occupe d’artistes émergents ou un peu moins émergents mais qui sont tous indépendants. Je suis donc attaché de presse avec une légère partie management : je leur donne des conseils stratégiques avant le début de la promotion de leur album. Et le 5 septembre ; je fêterai les 2 ans de La Tête de l’Artiste au Supersonic à Paris. On en reparlera plus bas.

Soundcloud compil’ 2019 : https://soundcloud.com/yann-landry/sets/compilation-la-tete-de-lartiste-2019

Tu es où géographiquement ?

A côté de Béziers. J’ai quitté Paris pour apporter ma force de travail dans le Sud et où j’ai pu découvrir une autre scène musicale pas avare en concert comme Goulamas’K, MaisonClose, Vox Pompidou, DeStijl, Fabulous Sheep…

Tu es aussi manager ?

Oui mais d’un seul groupe : Fabulous Sheep. Un groupe qui est à côté de chez moi. Je travaille avec eux au quotidien. C’est pour ça que je ne travaille qu’avec un seul groupe : la gestion quotidienne prend beaucoup de temps mais les choses avancent bien pour le groupe.


Tu as aussi été musicien ?

Je ne suis pas bassiste, je dis que je joue de la basse, nuances ! (rires) Je jouais dans un groupe qui s’appelle MaisonClose, je suis ensuite devenu leur attaché de presse pour leur nouvel album « Erreur Système », sorti au printemps. J’ai aussi réalisé les clips de « En file Indigne » et de « 100 Mots ».


Quel a été ton parcours universitaire ?

J’ai fait une fac de géographie avec une spécialisation en gestion de projet en aménagement du territoire. Quand tu sais faire ça, tu sais gérer un projet musical ! C’est un projet comme un autre. Tu sais comment procéder : d’où partir et où tu veux aller !

 

(Photo de groupe avec Parlor Snakes, Liquid Bear, Normcore, Captain Obvious et LLOYD)

Tu as donc à la fois une formation technique et une formation pratique sur le terrain ?

Oui, j’ai rencontré beaucoup de groupes, de confrères attachés de presse, des labels, des tourneurs qui m’ont beaucoup apporté… Je vais aussi souvent dans les festivals pour rencontrer du monde, que ce soit des artistes, des confrères, et autres acteurs du milieu. Quand j’ai commencé dans le milieu musical, je réalisais des interviews d’artistes qui avaient pour thème la philosophie de l’Art. C’est pour ça que ma société s’appelle « La Tête de l’Artiste », je leur posais des questions philosophiques sur la manière dont ils voyaient l’art, comment ils créaient… Cela leur permettait de réfléchir à leur quotidien d’artistes et moi ça m’a permis de développer ce que je voulais faire. Tu peux encore en trouver quelques-unes sur la chaine de « La Tête de l’Artiste » sur Youtube. Il y en a eu avec des écrivains, des plasticiens, des musiciens, des danseurs… Cela couvrait beaucoup de domaines : c’était important pour bien comprendre la démarche artistique.

Tu as une vraie réflexion sur les structures de la musique et sur notamment les institutions administratives qui ont fait évoluer le milieu de la musique.

La société a évolué : on n’est plus dans une société de travail mais de divertissement. Comme on se divertit beaucoup, on crée plus facilement. Les ordinateurs permettent d’enregistrer facilement chez soi des maquettes. Il y a maintenant du bon matériel qui permet de tout faire à la maison. Cela réduit les coûts mais ça augmente beaucoup l’offre musicale : les labels sont submergés par cette offre. Il y a donc beaucoup plus de groupes qu’il y a 20 ou 30 ans. Les jeunes essayent d’en vivre parce qu’ils ne peuvent plus aller à l’usine puisqu’il n’y a plus d’usines. De mémoire, il y a 3 500 000 chômeurs pour seulement 400 000 postes vacants, il y a un souci de structure du travail en France. Le travail de bureau en col blanc ou en col bleu à l’usine n’est pas le mode de société qu’on a vendu à la jeunesse : les musiciens essayent de s’en sortir avec ça. C’est aussi valable dans le cinéma et le théâtre. La société essaye de les aider avec l’intermittence et c’est une très bonne chose puisque la jeunesse n’a pas énormément d’options. Attention, je ne fais pas de politique, c’est juste une courte démonstration du problème de la structure du travail en France.

Tu travailles surtout avec de jeunes artistes : c’est un choix ?

J’ai débuté il n’y a que deux ans l’aventure de « La Tête de l’Artiste » pour la promotion. Je n’étais pas connu pour ça, donc j’ai commencé avec de jeunes groupes qui me connaissaient en tant qu’intervieweur et rédacteur. On se développe ensemble et en même temps en somme. J’ai aussi des artistes de plus de quarante ans quand même, des gens qui ont de la « bouteille ». Rapidement j’ai par exemple pu travailler avec Denis Barthe, l’ancien batteur de Noir Désir, qui m’a fait confiance pour ses groupes The Very Small Orchestra et The Hyènes. Mais j’aime ce côté développement de jeunes artistes, je ne peux pas pousser toujours à fond parce que je n’ai pas la structure pour. Si par exemple un jour je peux monter un label, je le ferai sans hésiter sauf qu’il faut un capital énorme pour développer des artistes correctement. Pour l’instant je suis un attaché de presse indépendant et eux sont des groupes indépendants : on se retrouve sur cette même ligne.


Il y a une légende qui dit, il n’y a pas de bons artistes, il y a de bons managers et de bons attachés de presse pour la promotion. Tu en penses quoi ?

Je suis assez d’accord. C’est pour ça qu’on voit des groupes ou des artistes qui passent à la télévision ou à la radio et qui arrivent de nulle part. C’est vraiment le côté produit de la musique au sens marketing du terme. Pour développer ce type d’artistes il faut plusieurs centaines de milliers d’euros en promotion pour vendre 100 000 disques et accéder à la notoriété. Il faut de la presse et un gros service marketing, car sans placement de pubs, peu de visibilité aussi… 

Justement il y a internet qui a beaucoup changé les choses : ça simplifie certaines choses mais qui en compliquent d’autres. Quelle est ta réflexion ?

Justement je reviens à ce que je disais : les jeunes ont plus de possibilité pour créer avec les ordinateurs et de la même manière ils ont accès au monde avec internet. Ils peuvent mettre leur musique sur Youtube , Soundcloud, ce genre de plateformes… Par exemple il y a des rappeurs indépendants qui ont des clips à 20 millions de vues sur Youtube. C’est à ce moment-là que les maisons de disques viennent vers eux, et certains souhaitent garder, à juste titre, leur indépendance. Je regarde notre système avec un esprit critique : c’est pas mal mais ce n’est pas suffisant !

Justement est-ce que les groupes ne sont pas noyés dans la masse ?

On en revient à la question du marketing et du financement : Facebook et Youtube font payer pour mettre en avant. Il faut savoir que quand tu postes ton clip sur ta page Facebook, il n’est vu que par moins de 10% des gens qui aiment ta page. Mais si tu mets un peu de sous tu peux être vu par tes amis, les amis de tes amis ou encore des inconnus ciblés. Pareil sur Youtube où si tu payes tu peux être mis en avant, par exemple avec 200 euros tu peux avoir des dizaines de milliers de vues. On en revient toujours à la question du budget.

 Quels sont les services que tu proposes aux groupes ?

De la promotion pour leur clip, album ou EP auprès des radios, des webzines et de la presse, au niveau local, régional ou national. Après cela dépend du budget du groupe. Pour avoir des médias nationaux c’est toujours compliqué pour les groupes indé émergents. Pour les jeunes groupes, j’essaye d’avoir une grosse base de webzines pour les diffuser un maximum sur internet. Il y a des médias nationaux comme Rolling Stone qui diffusent des clips sur leurs sites sans pour autant avoir une chronique dans leurs magazines. Mais tu as au moins cette reconnaissance là et c’est important pour la diffusion nationale du groupe. On avance comme ça avec les groupes indés : à petits pas ! C’est pour ça qu’on fait des promos longues. Si j’avais des artistes plus reconnus, peut-être que les médias viendraient à moi et que je n’aurais pas à faire ce long travail de terrain. Mais c’est ça que j’aime aussi, me battre pour mes groupes.

 Qu’est-ce qu’une promotion longue ?

Environ 6 mois, voire plus, tout dépend de comment la promo prend dans les médias. Cela commence par la rédaction de la bio, que tout soit au point : le texte, les photos, le communiqué de presse. Le ciblage du choix des médias, les envois, la relance par mail et ensuite la phase de relance téléphonique et cela prend plusieurs mois. C’est un vrai travail de fourmi. En plus j’ai beaucoup d’artistes dans toute la France : Paris, Toulouse, Strasbourg par exemple… Je dois donc connaitre tous les médias locaux dans toutes les régions et il y en a (rires) !

 Tu es tout seul ?

Oui, j’ai tout de même eu une stagiaire pendant quelques mois l’an dernier qui m’a donné des coups de mains. C’est pour ça que je limite le nombre de groupes en promotion : un ou deux par mois maximum pour ne pas négliger la qualité de mon travail. Je suis spécialisé dans les artistes « rock » au sens large : pop, blues, punk, folk... Je fais attention à ne pas proposer aux médias les mêmes types d’artistes dans une même période qui pourraient finalement se lasser par mon offre.

 On peut parler de ton rôle de rédacteur en chef de La Grosse Radio ? Est-ce qu’il n’y a pas une sorte de « conflit d’intérêts » avec ton travail en promotion ?

Je ne pratique pas le népotisme. J’ai bien indiqué à Mallis, Président de La Grosse Radio, que mes artistes seraient traités comme les autres, c’était le deal de départ. Dans la rédaction, on a un grand tableau Excel avec le nom de l’artiste, le nom de l’album et un lien d’écoute. Les rédacteurs ne savent pas que je fais la promotion de certains d’entre eux, ils choisissent donc dans le tableau en fonction de leurs goûts ; et on a des cinquantaines d’albums en écoute ! Par ailleurs, j’ai un très bon ami, Fred Lombard, qui fait aussi de la promotion tout en étant aussi rédacteur en chef dans l’excellent webzine indiemusic. Et il y a d’autres exemples de double casquette… 

Tu es toujours en adéquation artistiquement avec tes groupes ?

Oui, il faut savoir que quand je travaille la promo d’un groupe, j’écoute son disque toute la journée sauf quand je suis au téléphone bien sûr. Il faut vraiment que j’aime la musique pour l’écouter toute la journée ! Je connais rapidement l’album par cœur. Sur le plan humain, certains deviennent des amis et avec d’autres c’est de la bonne camaraderie professionnelle. Mais comme je leur dis à tous : « on n’est pas des banquiers, on travaille à la cool mais de manière carrée ». Pour la vision que les groupes ont de la presse, il y en a qui ont peur des réactions et de ce qui pourrait être écrit sur eux. C’est à moi de leur expliquer comment ça se passe. On fait même des entrainements pour répondre aux interviews. Il ne faut pas en vouloir aux groupes si certains ne répondent pas toujours bien en interview : ils ont juste une grande appréhension en fait !

On va aborder ta carrière de manager : c’est un coup de cœur les Fabulous Sheep ?

C’est le groupe que j’ai découvert en arrivant à Béziers après avoir quitté Paris. Ça me faisait un peu peur de me retrouver tout seul ici. J’ai cherché « groupe de rock Béziers » sur Google et je suis tombé sur eux. J’ai écouté leur premier EP qui sonnait très garage, au sens premier du terme car vraiment enregistré dans un garage. J’ai senti tout de suite le potentiel. Quand je suis arrivé, je les ai rencontrés d’abord pour les interviewer pour mon site. On a sympathisé et je me suis occupé de leur promotion après leur deuxième EP. L’année dernière en montant avec eux à Paris pour un concert, je conduisais le camion et je leur ai dit : « A partir de maintenant je suis votre manager ». Tout le monde était jouasse dans le camion ! Pendant un an je me suis occupé de leur trouver l’environnement pro pour développer le groupe : un éditeur, qui est capital pour récupérer les droits SACEM et des synchro, un bookeur, pour tourner au mieux et un maximum, un distributeur... Ces objectifs atteints, maintenant il est temps d’accéder à l’intermittence sachant que cette année ils ont 60 dates de concerts, ça devrait le faire... En tout cas, on fait tout pour. L’accueil du public comme des médias a été très bon pour l’album sorti en février. On n’a pas fini d’entendre parler de Fabulous Sheep !

 Le manageur c’est une sorte de chef de projet d’un groupe ?

Oui, c’est ça, on est le capitaine du pédalo (rires). On est là pour que le groupe puisse se focaliser seulement sur la musique. Je m’occupe du reste, avec leur accord préalable bien sûr. On fait régulièrement des réunions. Mais c’est moi qui gère avec nos différents partenaires. C’est un peu comme un entraineur d’une équipe sportive, on met en place la stratégie, et ensuite le match commence !

(Yann Landry - Photo Julien Vachon)

Tu vois comment l’avenir des choses ?

Je pense que le disque va rester : c’est devenu un objet de collection. Le retour du vinyle en est un exemple, si je me souviens bien des chiffres, 20% des vinyles achetés restent sous cellophane. Quand on achète sur internet, on n’a pas l’impression d’avoir fait un vrai achat, on ne l’a pas entre les mains... On a les MP3 dans son ordinateur mais on n’a pas l’objet, or pour devenir fan, on a besoin de l’objet, c’est de la collection. Il y a aussi la grande distribution où les gens voient deux têtes de gondoles avec 60 Cds du même artiste dont ils ont vu la pub à la télé et ils l’achètent...

Ce n’est pas le même métier ?

Bien sûr, ce n’est pas le même niveau, mais ce que je veux dire c’est que l’objet va rester. Tu as des radios qui ne diffusent que des disques physiques parce qu’ils ont encore de vieilles consoles. Il y a aussi certains programmateurs de festivals : ils aiment écouter les groupes en vinyles. En envoyant un disque physique tu peux quasiment être sûr que tu seras écouté et donc peut-être programmé. Tout ça, c’est de la stratégie (rires).

 Tu penses qu’on va vers quoi pour l’univers de la musique ?

Ça va continuer avec une offre moins importante de groupes. Beaucoup vont s’apercevoir que sans les finances, c’est très compliqué. Beaucoup doivent travailler à côté et forcément cela a une conséquence sur leur musique. On va donc aller vers une professionnalisation plus constante des groupes de musique. C’est ce que j’espère, parce que je vois des groupes qui ne savent pas dans quelle galère ils s’engagent et parfois certains me font un peu peur, pour eux surtout. 

Mais le monde de la musique s’est déjà beaucoup professionnalisé ?

De la professionnalisation bénévole oui, parce que pour pouvoir en tirer un salaire chacun tous les mois pour un groupe de quatre il faut vraiment assurer. En plus il faut assurer sur le long terme parce qu’un groupe c’est comme une entreprise : il faut avoir les reins solides, pour reprendre le slogan d’une vieille pub (rires). 

Un groupe de musique c’est comme une entreprise ?

C’est le côté capitaliste de la chose ! On vit dans un monde capitaliste et même si je ne suis pas d’accord avec ce qui se passe dans le monde, loin de là, si on veut fonctionner dedans on doit en accepter les règles, ou du moins les comprendre pour tirer son épingle du jeu. 

Justement quelle est ta structure ?

Je suis en auto-entreprise et je vais bientôt changer de structure. Je suis en train de régler ça.

Quels sont tes projets ?

De continuer avec les groupes avec lesquels j’ai déjà bossé, de pouvoir m’occuper de leurs futurs albums, d’avoir peut-être des groupes un peu plus connus et ainsi développer mon activité de manière cohérente. Je ne me précipite pas, je fais les choses calmement et le démarrage est très bon.

Tu vas essayer de développer d’autres activités : tournées, éditions, label… ?

Je crois beaucoup pour ce métier et dans la vie en général au partage entre les personnes. Je vais garder mon côté attaché de presse, si je peux avoir un salarié j’essayerais peut-être de développer plus le management. Je développe en ce moment un réseau avec des tourneurs, des éditeurs et des manageurs et je pense que chacun doit avoir son travail selon ses compétences pour pouvoir avancer en équipe. C’est comme ça que je vois les choses en tout cas.

L’étranger ?

Je bosse pas mal de médias anglais ou américains mais je n’ai pas encore eu de propositions pour m’occuper de groupes étrangers mais pourquoi pas…

Ton style de prédilection c’est quoi ?

Le Rock ! Allez disons plutôt le punk rock (rires), notamment depuis toujours les Béruriers Noirs que j’adore. Et depuis la fin de mon adolescence No One is Innocent, les tontons actuels des rockeurs émergents français, et depuis que je suis adulte Eiffel pour qui j’ai une grande admiration. Je m’assagis avec le temps (rires). Comme artistes étrangers j’ai toujours adoré Queen et Nick Cave.

A la rentrée tu as beaucoup de choses ?

Oui, du rock, du Blues, du rock psyché… notamment Parlor Snakes (du rock explosif et lascif, de Paris), One Rusty Band (un duo blues pétaradant, des Français de Genève), CEYLON (du psyché bien barré, de Toulouse), MATA HARI (des jeunes montpelliérains, du post-punk) et Bazar Bellamy (du rock en français, de Montauban).

Tu as quelque chose à rajouter ?

Soyez curieux, allez découvrir des groupes et des artistes dans les caves, les bars et les clubs… La musique ne peut être vivante que s’il y a des gens pour aller l’écouter ! Il faut être curieux, ne pas se limiter à aller voir les stars du moment dans des stades.

Ne penses-tu pas que c’est justement un des grands maux de notre société, le manque de curiosité ?

Je suis totalement d’accord, ça me sidère ! Si on est plusieurs à penser pareil ça devrait bien s’améliorer un jour (rires).

Le mot de la fin ?

Je fêterai les 2 ans de La Tête de l’Artiste le 5 septembre au Supersonic à Paris. Avec en concert, les Toulousains de DBK Project, les deux jeunes parisiens explosifs de Captain Obvious et enfin TOYBLOÏD !   

https://www.facebook.com/events/2268885793160931/

 

 

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