Olivier Popincourt : Un garçon à la « Mods »

Par Franco Onweb

Olivier Popincourt est une vraie découverte ! Après de longues années à voyager et à se mettre au service des autres, le musicien d’origine Rouennaise s’est enfin décidé à sortir un premier album sous son nom et c’est une vraie réussite : un concentré de pop anglaise, de soul et de jazz ! Un mélange détonnant qui nous rappelle les grandes heures du « Style Council » du génial Paul Weller ! Une influence revendiquée pour ce musicien très à la « mods » ! Cela méritait quelques explications supplémentaires, c’est juste après ! 

Olivier Popincourt : Un garçon à la « Mods »
Photo : Huw Jennings

J’ai grandi en banlieue Rouennaise au sein d’une famille pas du tout musicale. Mais dans mes souvenirs dès que l’on me passait de la musique à quatre ans mes yeux brillaient ! Bref la maitresse a recommandé à mes parents de me m’inscrire à la musique ce qu’ils ont fait. J’ai appris la flûte à six ans. Mon grand frère avait une guitare électrique et écoutait un peu de Hard et des trucs comme Clapton, j’ai donc commencé à jouer de la guitare vers neuf ans avec son instrument, c’était vers 1978, 1979 …. Donc j’ai été très tôt attiré par la musique avec des choses comme « Dire Straits » ….

C’était l’époque…

Oui mais ils avaient un son très pur avec de belles guitares, bon aujourd’hui je n’écoute plus ça mais ça m’a marqué. Et puis vers 13 ans via des copains, on a jeté dans mes oreilles le live des Jams qui venaient de se séparer, « London Calling » des Clash, « Night and day » de Joe Jackson et « Feline » des Stranglers ! La messe était dite !

C’est quelque chose de marquant dans ton parcours : ce ne sont que des artistes Anglais de la même période mais surtout avec une attitude très Anglaise ?

Ouais, c’est vrai mais bon ce ne sont que des disques marquants : tu prends les Clash, bon et bien « London Calling » tu as tout dedans, c’est intemporel ! Quand tu as treize ans et que tu vois des Weller (chanteur des Jam Ndlr) et Strummer (Chanteur des Clash Ndlr) comment ne pas craquer : ils avaient tout !

Tu t’intéressais à la scène Rouennaise qui était importante à l’époque ?

Les Dogs bien sûr, je voyais Dominique Laboubé (chanteur des Dogs Ndlr) dans la rue avec sa coupe au bol et crois moi ç’était quelque chose !  Sinon je suivais d’assez loin les « Tweeds » (Groupe mods Rouennais Ndlr) et j’ai découvert après les Olivensteins et tous les groupes de cette époque... Le truc à l’époque (1986-87) c’était vraiment le new wave, alors que moi j’étais fan de Weller et j’étais sapé comme lui ! On devait être deux ou trois à l’époque à Rouen comme moi !

Tu montes tes premiers groupes ?

Oui au lycée, mais rien de bien sérieux et puis à partir de 18 ans j’ai beaucoup bougé. D’abord dans le cadre de mes études : deux ans à Nantes et trois ans à Bordeaux. Des villes qui bougeaient beaucoup.

On commence par Nantes ….

Oui bien sûr, j’ai eu la chance là-bas de rencontrer Dominique A -via une petite annonce déposée dans un magasin de disques- avant qu’il ne soit Dominique A. Il était venu dans ma chambre de cité U, pour parler musique : il avait déjà une forte personnalité. Il venait juste d’arrêter son groupe, John Merrick. On n’était pas branché par les mêmes trucs : il voulait, je pense, déjà marier New Wave et textes en Français. Mais j’ai rencontré grâce à lui des mecs avec lesquels j’ai joué après pendant une grosse année dont Éric de « Pério ». On a fait un groupe ensemble qui a fait sept huit concerts avec un bon répertoire. Pour moi c’était un groupe important parce que c’était la première fois que je jouais avec des gens de mon âge qui étaient aux beaux-arts, pour qui la musique « c’était du sérieux », avec une vraie vision ….

Tu écoutais quoi à l’époque ?

« Style Council », « Clash », « Aztec Camera » … Grâce à Weller, toujours, beaucoup de jazz et de soul - « Motown » ou « Stax » - mais surtout je redécouvrais des trucs, je faisais le chemin arrière : « les Kinks », « les Who » … Les grands anciens ! Je construisais ma culture ! Par contre je n’étais pas fan des « Cure », des « Smiths » donc de la « New Wave » et des débuts de « l’indie pop ».

Tu étais vraiment fan des « prolos anglais » ?

Je viens un peu d’un milieu comme ça….

Mais ta grande idole c’est Paul Weller ?

Oui bien sûr, depuis le temps je ne peux pas dire autre chose : ce qui me plaisait chez lui ou chez Elvis Costello que j’avais découvert aussi et qui m’a beaucoup marqué, c’est que c’est quelqu’un qui avait un discours ! Un discours « working class » élégant : bien sapé, ouvert sur le monde, déclarant ouvertement l’influence de la musique noire ….

(photo Fabrice Demessence

On parle de Weller deux minutes ? C’est quelqu’un que moi aussi j’ai beaucoup écouté et qui a toujours essayé de se remettre en cause. Mais il a une écriture très particulière avec l’idée de raconter des scénettes et aussi c’est quelqu’un qui va arrêter les Jam parce qu’il est limité par le format en trio du groupe ?

Exactement, c’est un mec qui a arrêté son groupe, énorme dans son pays il n’avait qu'il n'avait que « fucking » 24 ans ! C’est un mec qui a eu le courage de dire, stop je fais autre chose alors que le groupe était au sommet.  Ça fait 35 ans que je le suis et je suis toujours fan de sa musique, de sa « posture » et de son élégance. Il y a quelques années il y avait cette mode qui faisait que tous les groupes rejouaient leur ancien meilleur album, on lui a posé la question s’il allait le faire et il a répondu : « Oui et ce sera mon putain de dernier disque ! » ….

Mais c’est une star énorme en Angleterre qui a été mal compris en France où nous n’avons pas cet état d’esprit 

Oui bien sûr, mais il a toujours su rester élégant et maintenir un vrai discours qui parle aux gens. Il n’a pas les yeux rivés uniquement dans le rétroviseur. Il estime que la valeur d’un artiste est contenue dans sa dernière œuvre et rien que pour ça il est énorme ….

Bon on ne va pas tourner autour du pot : tu es très influencé par le Modernisme (au sens mods du terme Ndlr), tu es un mod et les mods écoutaient surtout au début du jazz, contrairement à leurs groupes d’après qui vont jouer du rock

Oui du « freak beat » mais je suis d’accord, je suis moi-même un gros fan de jazz ! On s’entend : pas TOUT le jazz mais Miles Davis, Coltrane, Blue Note (le label Ndlr), Dexter Gordon ….

C’est la seule musique Américaine que tu écoutes ?

Non, j’aime Dylan, les Byrds, Love, les Beach Boys, le Velvet mais le troisième album, celui sans John Cale, parce que c’est le plus pop ….

Tu écoutes quels genres de groupes contemporains ? 

Des groupes comme I Am Kloot, The Coral, Fied Music…

En France on n’a pas ce côté rock prolo.

Oui c’est vrai, c’est une posture anglaise ! Regarde le punk ici on a « les Béruriers Noirs » ou « Pigalle », les anglais ils ont « les Clash » quoi ! Il n’y a pas photo ! Mais je dois préciser que pour moi le plus important est la qualité de la mélodie : que ce soit chez Ella Fitzgerald, les Clash ou les « Buzzococks, » « la Bossa Nova » ou « le Reggae » l’important pour moi c’est la mélodie ! Et je suis content parce que dans mon album, je voulais éviter le côté revival sixties et j’ai réussi à le faire – je pense - en privilégiant la mélodie ! Les gens ont trouvé des références à « Aztec Camera » ou « Prefab Sprout » mais aussi du jazz !

Tu aurais pu avoir un côté « 5 Gentlemen » (groupe Français des sixties Ndlr) ou Ronnie Bird mais tu chantes en Anglais pourquoi ?.

J’ai essayé pendant 15 ou 20 ans d'écrire des textes en Français mais quasiment tout ce que j’écoute est Anglais: la langue de Shakespeare s'est donc imposée naturellement, c’est la seule raison ! En tout cas ce n’est pas un truc de puriste ! Je travaille dans un environnement en anglais, je me fais comprendre et puis il y a quelqu’un qui a dit : « l’accent Français ne choque que les Français ».  Ajoutons à cela que je n’ai pas de culture « Chanson Française » et que je trouve cela trop déprimant la plupart du temps…Mais par exemple mes copains de « French Boutik » me poussent à écrire en français !

On parle d’eux, tu joues avec eux ?

Ce sont mes copains, je joue des claviers avec eux. En tout cas ce sont des gens qui sont dans la vie comme sur scène : même esprit, mêmes fringues …. Le truc drôle est que la chanteuse qui est Américaine chante en français et moi Français je chante en anglais ! (Rires) Je joue de l’orgue mais ce sera le seul truc que je ferai à côté ! J’ai très envie de continuer à fond mon projet, donc il me faut du temps.

Bon, revenons à ton parcours, après Nantes, Bordeaux

Oui, j’arrive à Bordeaux en plein « Grunge » et je rencontre là-bas un type qui est devenu un très bon copain : David Chazam ! Il est à Bruxelles maintenant. Il fait de la musique électro mais vraiment spéciale et particulière ! Ensemble on crée un groupe, « Tschack ! », qui a eu une petite notoriété à Bordeaux ! C’était de l’électro Funk, bon ce n’est pas particulièrement mon truc mais il y avait des compositions et une bonne énergie ! En même temps j’étais encore une fois au service d’un mec qui avait un vrai concept.

De l’électro funk ?

Oui, en même temps c’était un gros fan de Bowie, des Résidents et moi je savais jouer du funk à la guitare ! Je creusais mon sillon mais c’est clair que c’était très loin de ce que je fais maintenant !

Ensuite il se passe quoi ?

Ah là c’est une expérience inoubliable : l’Afrique ! Je pars comme coopérant au nord de la Côte d’Ivoire et là je tombe sur ce chanteur de reggae : Tiken Jah Fakoly !

Le vrai ?

Oui, le vrai mais c’était ses débuts ! J’ai passé deux annés et demi tous les jours avec lui ! Je suis arrivé avec ma guitare et mon ampli et je cherchais à bosser avec des percussionnistes.  On me présente alors Tiken avec qui on enregistrera deux cassettes, seul support existant là-bas à l'époque : la sortie de la première a été impactée par un deuil national (la mort D’Houphouët Boigny) et la dévaluation du Franc ! 

(En concert avec Tiken Jah Fakoly - Droit réservé) 

C’est bizarre pour un type comme toi avec ta culture de te retrouver avec lui …

Oui je comprends bien ça, mais il faut savoir qu’aujourd’hui c’est une énorme vedette en Afrique et dans le monde, ça a été une vraie aventure humaine…. Mais c’est une personne qui a pris une grande épaisseur avec un vrai discours politique sur l’Afrique, il se bat pour le continent et avec sa fortune il paye des rizières, des pompes à eau …. Il est très écouté et sait gérer son succès !

Tu as senti une continuité dans ton travail ou c’était juste parce que tu étais là ?

On peut voir ça comme ça mais cela a été, encore une fois, une vraie aventure humaine ! Et regarde ce que fait Damon Albarn (chanteur de Blur Ndlr) avec Tony Allen ! Tiken, maintenant, c’est un porte-parole, il n’a pas du tout pété un câble avec sa fortune, il se bat toujours pour ses idées : il a joué partout notamment à l’Apollo à New York et dans les plus grandes salles d’Europe !

Ensuite tu vas à Londres ?

Oui pour travailler de 2001 à 2005 et c’était une bonne époque : la scène Londonienne se réveillait avec le retour du rock avec des gens comme les « Libertines » et des anciens comme Brian Wilson, Love, Les New York Dolls se produisaient au Royal Festival Hall… !

Nous n’en avons parlé mais tu étais fan de la « fameuse scène de Manchester » ?

Non ce n’est pas mon truc : je n’aime pas « Joy Division » ou  « New Order » et le côté « arrogance » de « Oasis » m’a toujours énervé ! A la rigueur je préfère « Blur » ou plutôt ce que fais Coxon (guitariste de Blur Ndlr) en solo !

Donc tu arrives à Londres !

Oui et tout de suite j’intègre un  « Twister », un groupe influencé par les Undertones dont un titre avait été joué par John Peel à la BBC et qui avait déjà un album à leur actif ! Le vrai bonheur pour moi est que tout de suite j’ai trouvé des gens qui étaient sur la même longueur d’onde que moi : les harmonies ce genre de trucs …. Les Anglais ont ça dans le sang !

Et là tu vas jouer avec Phil King (ex Jesus and Mary Chain et Lush Ndlr) !

Oui, un soir je vais voir à Richmond un vieux groupe Anglais 60’s de série B : « Downliners Sect », des copains de copain des Stones ! Bref je vais au concert et là il y a Ron Wood et Art Wood son frère qui se mettent à jouer avec leurs vieux potes !

Tu es fan de Ron Wood, d’ailleurs si on lit ta bio ?

J’adore le titre de son premier album solo : « moi aussi j’ai mon propre disque à faire ! », il s’est mis tellement au service des autres : que ce soit pour Jeff Beck ou Rod Stewart. Moi aussi je me suis mis au service des autres pendant longtemps et j’attendais de trouver un partenaire sur la même ligne que moi ! J’ai vécu pleins d’aventures et pleines d’expérience humaines mais ce n’était pas totalement ma musique !

Et comment on arrive à Phil King ?

Ce soir-là une copine me présente à ce type hyper looké : la raie au milieu, la chevelure brune longue sur les côtés ! Il me dit qu’il a joué avec pleins de groupes indies, il se met à me parler de Ronnie Bird et à l’anglaise il me dit « vient me voir ». Trois jours après j’arrive chez lui à Mayfair, un petit appartement et là il sort du placard une vieille Fender Jaguar fabuleuse et on se met à jouer…. Il me propose aussitôt de monter un groupe avec lui. Je fais venir le batteur de mon groupe « Twister » et un autre copain prend les claviers. Je me retrouve alors « frontman » à chanter en Français et en Anglais. On reprenait du Ronnie Bird et les Undertones ou Kim Fowley mais en français. On faisait des concerts que les anglais adoraient : on avait un côté exotique !

(Avec le groupe, "les Hommes Responsables" - Droit réservé) 

Tu as fait un disque avec ces gens-là ?

On a enregistré quatre titres et on a juste sorti un cd 2 titres et fait une dizaine de dates. Quand je suis rentré en France j’ai voulu faire venir le groupe pour jouer mais cela ne l’a pas fait, dommage !

Tu reviens à Paris à ce moment là

Oui je joue un peu avec « Perio » pour quelques concerts !

A ce moment-là tu as quarante ans ! Comment se fait-il que tu n’aies pas encore ton disque solo ?

Voilà la bonne question ! D’abord je suis fan, vraiment fan de musique et je voulais que le projet soit bien, vraiment bien ! Je ne me sentais pas assez fort pour le faire avant et puis il faut dire que certaines personnes ne me poussaient pas à le faire .... Surtout en France !

Tu ne chantais pas avant l’Angleterre !

Non, c’est vrai ! Mais à un moment j’ai eu le déclic ! J’avais quarante ans, je me suis dit que c’était le bon moment ! J’avais aussi connu des désillusions comme avec « Perio » mais c’est le jeu : tu es au service d’un mec qui a un groupe et c’est totalement normal : c’est sa musique, son projet ! J’ai donc commencé par faire des premières parties de potes sous le nom de « Absolute Beginners » avec des covers. Dans ma tête ce nom veut dire : « je commence » !

Tu étais déjà dans les réseaux des soirées Northern Soul ?

Oui je fréquente régulièrement les soirées Northern Soul ou Mod, y croiser des amis, écouter de la bonne musique et y voir des gens en gang, bien sapés…mais j’aime également beaucoup d'autres choses comme Dylan, Bowie, Neil Young, tout un tas de groupes plus contemporains et certains sont parfois trop puristes pour moi.  

Mais tu n’as pas été inspiré par la musique de ton époque ou de ta génération comme Nirvana ?

Surtout pas, pour moi, c’est la fin du monde ! Non j’aimais « l’Acid Jazz » mais le » Grunge » non ! J’aimais « les Libertines » par exemple mais rapidement le côté défoncé, clochard de Doherty m’a énervé !

Tu commences à jouer en solo

Oui, je faisais des reprises de Soul façon folk !

Tu as enregistré ton premier album avec Nicolas Dufournet (ex membre des Oui, oui Ndlr) dans son studio Mélodium à Montreuil avec Hervé Bouetard à la batterie (ex membre d’AS Dragon Ndlr)

Oui, d’ailleurs je suis un fan absolu de Burgalat (producteur de l’AS Dragon Ndlr), c’est pour moi l’un des seuls qui a une vraie vision, une vraie démarche …. Et avoir Hervé à la batterie était une évidence pour moi, j’adore son jeu, son élégance ….

(Devant le studio à Montreuil avec Ken Stingfellow's et Herve Bouetard - Photo Nathalie from Neighborough) 

Tu as d’abord fais un quatre titres ?

Oui chez Nicolas avec des copains dont le batteur des « Barracudas » qui est maintenant dans « les Soucoupes Violentes » produit par mon vieil ami Sébastien avec qui je joue maintenant dans mes concerts. Bon, Nicolas me dit « N’essaye pas de tout faire : la basse, les guitares, les claviers …Entoure toi de musiciens ! ». Je contacte Ken Stringfellow’s des « Posies » qui habite maintenant entre Tours et Paris. C’est un pur génie ! Il faut voir à quelle vitesse il a trouvé les lignes de basse quand je lui ai fait écouter les maquettes ! Et puis c’est un fan de Bruce Thomas le bassiste des Attractions (le groupe de Elvis Costello Ndlr) qui pour moi est le must absolu !

Tu as mis combien de temps ?

Trois jours de studio en juin 2014 avec Ken et Hervé. Ensuite j’ai mis un an et demi à tout finir : les guitares, les claviers et les textes. Je dois dire aussi que grâce à mon vieux copain Sébastien, co producteur de l’album, j’ai eu des musiciens de jazz vraiment incroyable dont un trompettiste fabuleux !

On parle un peu de tes textes

Les textes se sont beaucoup d’histoire d’amours romancées ou même vécues. Je ne me voyais pas faire des textes contre la société ou ce genre de choses !

Pas comme Weller alors ?

Non je ne suis pas un « working class hero » mais à mon âge Weller aussi écrivait des chansons d’amour ! Ce sont des chansons de relations, et je ne me vois pas écrire des textes en Français comme on en lit beaucoup autour du thème « j’ai mal à ma vie » ! (Rires)

Disons-le franchement : ton disque est sous haute influence « Style Council » (le groupe de Paul Weller après les Jam Ndlr), non ?

Mais oui, je revendique (rires) ! Ça me va très bien, mais il contient d’autres influences dont celle de mon ami Sébastien qui a une vraie culture jazz !

Il y a un très bon son de claviers

Oui j’utilise le Wurlitzer (un des tous premiers piano électrique). Coté orgue, j’ai opté pour le Philicorda et le Vox continental, qui peut vite sonner trop Doors, Il fallait adoucir le son d’où l’idée des deux claviers.

(Photo Huw Jennings) 

Et ça se passe comment sur scène ?

Je rêverai d’avoir un groupe mais bon, ça coûte trop cher il faudrait les plans … Pour l’instant je joue seul - guitare acoustique ou électrique - ou en duo avec Sébastien au piano et saxophone où il excelle ! … Et cela me va très bien pour le moment.

Ton disque sort aussi sur un label Américain ?

Oui, j’ai trouvé un label là-bas ! C’est étonnant non ? J’ai envoyé une centaine d’emails à tous les labels possibles : j’ai reçu 10 réponses dont 9 de refus et puis ce petit label de Seattle m’a répondu oui ! Il avait un mail business, un presseur, moi ça m’allait ! Bon j’ai tout fait : la pochette avec Franck Loriou, « l’artwork » et ils s’occupent de la distribution !

(Graphisme Franck Loriou) 

Il est distribué ?

Sur le web, et avec internet tu peux l’acheter partout en digital et via mes copains de « French Boutik », j’ai pu développer la promo sur les réseaux sociaux. En ce qui concerne la presse spécialisée, je n’ai pas eu beaucoup de retours pour l’instant.

Si tu devais appartenir à une scène se serait quoi ?

Je ne veux être trop catalogué Mod. Je veux être comme Costello ou Joe Jackson : des gens libres qui écoutent un peu de tout et tentent des choses à chaque fois en gardant un esprit d’ouverture !

C’est quoi tes projets ?

Continuer à défendre ce disque, donc jouer le plus possible et je commence à composer pour le prochain ! 

(Photo Fabrice Demessence) 

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