Les Soucoupes Violentes, interview part 1 : un premier décollage!

Par Franco Onweb

C’était un de ces mornes dimanches après midi de mon adolescence quand brutalement dans une émission de télévision un groupe est apparu, les Soucoupes Violentes : un groupe, presque, parfait ! Le chanteur avait une vraie présence, jouait comme un dieu de la guitare et avait une vraie gueule de rock star.

La semaine suivante avec mes économies, je suis allé dans un grand magasin de disques rue de Rennes à Paris, à ma grande surprise je vis le chanteur derrière le comptoir : c’était trop bien, ce mec était comme nous. J’ai regardé il y avait son nom derrière le disque : Stéphane Guichard ! Puis il y eu des concerts ! A l’Elysée Montmartre ou au New Morning, les Soucoupes Violentes étaient impressionnants d’efficacité et d’énergie!

Et puis il y eut le troisième album et une première retraite pour ces héros de la scène parisienne lassés de battre la campagne sans rencontrer ce succès si mérité malgré le soutien unanime des médias et de la presse musicale en particulier.

2005, sans prévenir personne, Stéphane Guichard relance son groupe avec toujours autant de fougue. Cela aura pris presque trente ans, mais j’ai enfin rencontré Stéphane Guichard, un soir, à Paris. Il a le regard malicieux et à l’évocation de ses souvenirs il aura le sourire de ceux qui ont vraiment vécu un truc et qui savent que le meilleur est toujours devant eux. Comme il le dira lui-même : « Je suis passé à côté de quelque chose ? Ok mais quoi ?!? » En tout cas maintenant vous ne passerez plus à côté de ce qui est une des  plus belles escadrilles que le rock d’ici nous ait fournie. 

Les Soucoupes Violentes, interview part 1 : un premier décollage!
Benoit Fatou

Voilà ce que je sais de toi : tu viens d’Argenteuil, ta mère est Anglaise et elle te faisait écouter Ray Charles et la Tamla Motown

Pour ce qui est des origines géographiques, au départ, les Soucoupes Violentes originelles, nous sommes tous des purs produits de la banlieue parisienne... Je suis né à Antony, banlieue Sud, et j'ai grandi dans  un bled qui s'appelle Saint-Leu-La-Forêt, banlieue Nord. Les autres Soucoupes, c'était Epinay, Sannois... Il n'y avait que Denis qui était de Paris, Belleville. On l'avait croisé au Gibus et il a vraiment pris la place du batteur, qui changeait tout le temps à l'époque. Ma mère écoutait Ray Charles oui ! Je dois toujours avoir son premier album d'époque chez Atlantic, "What'd I say", bien usé... Pour la Tamla c'est Coggio, le guitariste de l'époque qui m'avait fait écouté ça dès 1978, avec plein d'autres trucs... Un peu mon Pygmalion, lui, niveau musique... Ma mère écoutait plutôt des trucs fifties : Elvis, les Platters, Sinatra … Et  elle écoutait ça à fond.

(Stéphane Guichard en concert 2010)

Et ça commence quand le démon de la guitare ?

A cinq ans. Je faisais de l’Air Guitare devant le pick up familial dans la salle à manger en écoutant les singles de mon frère, qui avait  presque 10 ans de plus que moi et qui est malheureusement décédé il y a quelques années… C’était en 67-68. Tu imagines les trucs : Stones, Beatles, Aretha Franklin, Don Fardon, Wilson Pickett…

C’est quelque chose qui va marquer ton futur son ?

Oui bien sur mais  j’ai aussi des images de l’Angleterre. Précisément un voyage effectué là-bas  en famille et lors duquel il achète « Paperback Writer » des Beatles. Enorme. Grand souvenir. Et puis un peu plus tard, mon frère achète une guitare et se met à en jouer, en autodidacte au début, puis après il va prendre des cours chez Marcel Dadi, qui est totalement inconnu à l’époque mais donne des cours dans un trucs qui s’appelle le Hootenanny…. Je le regarde au bout du lit, j’observe la position de ses doigts, comment il tient son instrument…  J’ai 8 ans à l’époque. Puis vers 10-11 ans j’hérite de sa guitare, une vieille Framus. J’apprends à jouer dessus. A 13 ans je m’achète ma première guitare d’occase avec mes économies, 500 francs, une guitare suédoise, une Hagström. Et puis je monte mon groupe 1 ou deux ans après, en gros...

Ca s’appelle déjà les Soucoupes Violentes ?

Non, on n’a pas de nom au début. Le tout premier que l’on aura c’est les Queues Raides , de la grande poésie ! Bon, on va garder ce nom un mois ! C’est la pleine époque des Sex Pistols et autre groupe. C’est juste une joke potache de lycéens.

Pour le nom des Soucoupes Violentes, j’ai déjà raconté ça pleins de fois : c’est un pote du quartier, qui est un peu babos, qui vient nous voir. On répète dans le garage de mes parents. On a quinze, seize ans et on n’est pas du tout au point mais on fait beaucoup de bruit et ce mec qui écoute Zappa, nous dit : «  Vous devriez vous appeler les Soucoupes Violentes ! ». Là aussitôt j’ai dit  « Bingo ! ».

Vous arrivez comment à Paris, à aller dans les Barrocks ?

On se met à jouer dans notre banlieue : on fait des concerts. Là il y a un groupe très important pour moi : les « Sweet Lips » des mecs de Franconville, de ma banlieue. Je les rencontre vers 78 – 79. Je vais les voir répéter dans leur cave. C’est des mecs qui ont la classe : des boots à haut talon, ils vont à l’Open Market (mythique magasin de disque de Paris dans les années 70 Ndlr), ils ont une vingtaine d’années … Ils m’impressionnent un max !  Ils trainent avec un mec, Jean Pierre Lainé,  qui va monter le label Dorian (label de Jacno, Modern Guy, Artefact entre autres …). Lui il trouve que ce que l’on fait c’est bien, il nous connait et trouve que les Soucoupes manquent de visibilité. Il alors prend un bout des Sweet Lips et un bout des Soucoupes et nous fait faire un 45 t. Ca s’appelle les XXX. Philippe Manœuvre va nous faire une critique super dans Rock’n Folk : il trouve ça terrible ! D’ailleurs maintenant je croise toujours des gens qui l’ont acheté et qui adorent. Personnellement, j’ai du mal à l’écouter. En studio on était  défoncé ! Speed. Fringanor. Et des trucs pour couper la descente aussi… J’ai 17 ans ! On fait ça au studio de la porte d’Auteuil et à côté tu as Lili Drop qui enregistre « Sur ma mob » produit par Louis Bertignac. Ils travaillent le jour et nous on enregistre la nuit. Les mecs du studio flippaient un peu de nous (rires) …

(Pochette du single XXX)

Avec ce groupe on  fait trois concerts à la MJC de Taverny. C’est l’époque où il y a quelques groupes qui commencent à tourner  en banlieue : Blessed Virgins, Corazon Rebelde...Je me rappelle aussi des Fanatics , le groupe de Le Baron... Il y a La Souris Déglinguée qui commence vraiment à faire parler d’eux aussi…  A cette époque je déménage à Paris. Les autres restent en banlieue.

Tu es lycéen ?

Non je bosse. J’ai quitté l’école très tôt : dix sept ans. J’habite dans une chambre de bonne dans le 8e. Et encore un peu chez mes parents quand même. En 1983 j’ai un studio dans le 18e mais je retourne régulièrement dans ma banlieue et  on se met à répéter à Argenteuil avec le groupe. C’est là que l’on croise les Wampas et les Daltons. A Paris, je déménage du 18 éme au 13 éme arrondissement et je m’aperçois en rentrant un soir chez moi  par le fameux dernier train de banlieue que je suis voisin avec Didier (Wampas). On trainait dans les mêmes coins, la même banlieue, le même bistrot, le fameux Bol d’Or à Deuil La Barre, mais on se connaissait pas jusqu’à ce soir là. Je passe une nuit chez lui à écouter de la musique et à picoler : il a plein de disques et  je repars au petit matin avec trente disques sous le bras. On se met à se voir tout le temps. Un jour, Rascal (fondateur des Barrocks et grand agitateur Parisien Ndlr), qui les manage, nous propose un concert au squat de Chevaleret. On amène la sono et il y a à l’affiche Rouquins, Hot pants (futur Mano Negra), Daltons, Spanish Meatballs, Spider X… On commence comme ça à Paris !

C’est la première formation ?

Oui, c’est la formation qui va enregistrer, en 1984, le premier single autoproduit, sur notre label Planète interdite et distribué par Surfin Bird.

(Les Soucoupes Violentes, 1er formation 1984, Stephane Guichard au fond à droite avec une guitare, crédit photo Philippe Boissel)

Là ou vous commencez à être managé par Rascal et vous rentrez dans Parisbarrock ?

Ouais, il y avait un public autour de la porte de Bagnolet : au bar « Chez Jimmy » ! C’est là que tout a commencé pour beaucoup de monde. Il y a eu un peu le Cithéa mais c’est surtout chez Jimmy que cela se passait. Il y a eu des dimanches après midi géniaux avec des concerts terribles.

(Stéphane Guichard sur scène avec les Soucoupes Violentes, Cithéa 1985, credit photo Philippe Boissel)

A l’époque vous avez un son différent des autres, un peu comme si les Smalls Faces rencontraient Ronnie Bird ou Nino Ferrer. Vous avez ce clavier qui vous différencie, comme si vous étiez des mods !

Mods ! Pourquoi pas ? D’ailleurs Didier (Wampas) m’appelle le « dzeum » 35 ans après (verlan pour « mods » Ndlr !). Mais je vais  laisser les références parce que je suis autant influencé par les « Undertones » ou les « Heartbreakers » que par « Gainsbourg », le Velvet ou les Stooges, pas obligatoirement « sixties garage »… Dès le premier album on nous a collé cette étiquette de « garage band ». Pourtant à l’époque j’écoute autant « Suicide » que les « Pretty Things. » Je ne renie en rien le côté sixties du groupe mais ce n’est pas une fin en soi. Je ne suis pas du tout dans un quelconque revival. On a jamais eu le côté chemise à pois et boots pointues, ce n’est vraiment pas mon propos !

Il y a le 1 er album ?

Oui en 1987, on fait ce premier mini album chez Tutti Frutti. Pour l’anecdote on joue au théâtre Ruteboeuf avec les Wampas. Eric, le premier guitariste (celui des Sweets Lips) est reparti faire ses études de physique nucléaire : il est devenu prof de physique nucléaire à l’université de Toronto. Pour ce concert  je prends Aude au clavier, qui est une amie d’enfance. On va lui acheter un orgue pour la scène peu avant. Elle n’en a  jamais joué de sa vie ! On va pourtant en acheter un chez un vendeur d’instruments  d’occasion à Aubervilliers. Elle se branche et c’est parti ! On balance le truc comme ça ! On fait un super concert et Philippe de Tutti Frutti à la fin du concert vient nous voir et nous dit : « Je vous signe ! Vous avez des morceaux ?  ». Je lui réponds « oui ! », en fait  on a quatre ! On fait deux reprises et j’en compose deux en plus, directement en studio, et voilà ! C’est Marc Police qui produit (Guitariste génial des Wampas et de Jezebel Rock aujourd’hui décédé NDLR). C’était vraiment un mec génial ! Pas du tout un puriste, malgré l’image de rocker fifties qu’il se trimballait.  Je me rappelle que quand  il faisait des fêtes chez lui,  il écoutait « You make me feel », le tube disco de Sylvester, à deux heures du matin à fond ! Il adorait ça. Un vrai mec ouvert  et qui surtout avait une vraie vision. Aujourd’hui encore quand j’écoute le disque, je suis très fier du boulot que l’on a fait et cela doit beaucoup à Marc.

(pochette de la compilation posthume hommage à Marc Police) 

Ca marche à l’époque ? Vous passez à la TV, à la radio, vous avez des articles dans la presse…

Oui, ça va, on s’en sort ! C’est une formation assez stable avec Aude Legrand aux claviers, Denis Baudrillart à la batterie ; et Gilles « Poussin » Gardot à la basse qui vient juste d’arriver. En même temps dans les Soucoupes il y a une constante : j’ai beaucoup changé de personnel…


 A l’époque Rascal s’occupe de nous et on tourne pas mal. Mais rapidement Tutti Frutti a des problèmes : le label a beaucoup investi ses tunes mais il y a eu peu de retour... Et ils n’ont pas beaucoup apprécié le mix que j’ai réalisé avec Marc (Police donc) et Patrick Woindrich, l’ingénieur du son du studio WW.

 

(Les Soucoupes Violentes en 1987, de gauche à droite Aude Legrand, Denis Baudrillard, Stéphane Guichard et Gilles "Poussin" Gardot) 

Et là vous atterrissez chez New Rose (label mythique parisien NDLR) ?

A l’époque je bosse comme vendeur de disques à la FNAC et  j’ai une ancienne collègue qui est partie travailler chez New Rose. Un jour où je passe au magasin New Rose rue Pierre Sarrazin et elle est là. Elle me voit et me présente Patrick Mathé (le fondateur et patron de New Rose), en me disant qu’il adore le groupe. Je lui sers la main et il me demande de but en blanc ce que l’on fait, me confirme qu’il est fan du 1er 45 et de l’album. Je lui réponds que pour l’instant on ne sait pas trop et il me répond qu’il est prêt à nous signer quand on veut (rires).

 Et voilà on signe chez New Rose en 1987. Juste après on part jouer aux Transmusicales de Rennes et on fait plusieurs premières parties où ça marc he bien sur scène....  Après une première partie de Fishbone à l’Elysée Montmartre, Hervé Bordier, l’un des patrons des Transmusicales, également directeur artistique aux éditions Polygram, nous signe en édition donc chez Polygram.

Là, sort le deuxième album, vous avez deux singles qui cartonnent (« Restez au lit » et « Dans ta bouche ») et pourtant le succès est mitigé ?

Je ne sais pas trop pourquoi. On tourne beaucoup pourtant et on a de la promotion. La presse parle pas mal de nous mais effectivement le gros succès n’arrive pas ! On nous met dans la mouvance alternative, mais on n’est vraiment pas là-dedans… Mais on n’est pas mainstream non plus. Pourtant on a le succès critique et contrairement à ce que l’on pourrait penser : on a jamais rien refusé, genre on ne mange pas de ce pain là... Quand on me dit : vous avez raté le coche,  je réponds : ok, mais quel coche ?

Tu  as vécu de la musique ?

Pendant deux, trois ans oui : au  moment on a eu le FAIR (Fond d’aide pour les groupes de rock fourni par le ministère de la culture) et puis on tournait beaucoup. Et quand  Rascal a arrêté de s’occuper de nous pour se consacrer uniquement aux Wampas, c’est Gérald Biot, qui manage la Souris à l’époque,  qui nous prend sous son aile et c’est avec lui que l’on va beaucoup tourner.

Mais à l’époque j’ai de gros problèmes avec certaines substances... J’ai sabordé des trucs tout seul avec ça. C’est moi qui aie foutu ma merde et personne d’autre.

Pourtant à l’époque vous êtes grandiose sur scène, j’ai le souvenir de concerts époustouflants ?

Des gens le disent. Moi je ne peux pas répondre.

Il y a un troisième album qui arrive en 1991 qui s’ouvre sur un morceau que j’adore « L’imparfait ». Tu parles de qui dans ce morceau ?

C’est une histoire très personnelle : un mec qui était très doué musicalement et que j’admirais.  Gamin je le considérais quasiment comme un génie mais il a presque fini chez les fous ! C’était un mec qui avait un vrai talent mais qui malheureusement a pris un acide en trop. Mais vraiment, comme certains de mes textes, c’est très personnel.

Pour ce disque tu as une nouvelle formation avec notamment Christophe Baudrillart (cousin de Denis Baudrillart batteur du groupe) mais l’album étonne par son son

A l’époque je me prends pour Michel Polnareff (rires) ! Mais tu sais je suis un vrai fan de pop : Polnareff, Brian Wilson, Paul McCartney… Et c’est ce que j’essaye de faire sur ce disque.

Justement dans ta manière d’écrire tu es très anglais ; beaucoup en France font de longs textes littéraires, très léchés, très beau !  Toi tu as cette technique qui consiste à faire rentrer des mots dans la musique, presque comme un slogan : c’est profondément anglais de faire comme ça!

Je vois très bien ce que tu veux dire. C’est pour ça que le rock sonne bien en anglais. Il y a une vraie musicalité dans les mots. Quand tu écoutes Ray Davies ou Chuck Berry les mots sonnent vraiment comme de la musique, une partie comme la guitare... Le rock ce n’est pas de la poésie ! 

Pourtant tes mots sonnent parfaitement avec la mélodie et il y a personne qui y arrive vraiment en France

L’éventail de mes influences françaises niveau textes est plutôt large pourtant : Polnareff, Nino Ferrer, des trucs de Daho, ou de Bashung, Gainsbourg bien sûr, les Wampas, Asphalt Jungle, Bijou, Bobby Lapointe, Dashiell Hedayat, Christophe ou Ronnie Bird… Du basique. Mais il y en a plein d’autres. Il y a même des trucs de Miossec où je trouve que le mec sait faire « sonner » la langue.  Moi je souffre des fois pour écrire mes textes : j’ai les mots mais je n’arrive pas à les placer sur la mélodie et puis à un moment ça prend ! J’écris des phrases, je les chante et ça rentre ou ça ne rentre pas. J’essaye de raconter des histoires en me servant d’images pour que chacun puisse se  les approprier.

Avant ce troisième album il y a un single produit par Eliott Murphy

J’ai beaucoup appris avec lui : c’était une chouette rencontre ! Les gens ont bien aimé ce single. Best nous met même « 45 t  du mois ». Brenda Jackson (directrice des programmes à l’époque de Canal + Ndlr) nous produit un clip et on a plein de passages en télé, à Camal +. Pourtant à la fin du travail de Murphy je n’ai pas vraiment reconnu mon titre,le son des Soucoupes.

Et là on tourne pas mal, on peut dire beaucoup même ! On est en 1989, 1990. Des fois en province, on se rend compte qu’on a l’image d’un groupe parisien. Tu vois, le genre chic et branché, à cause du clip et de la presse. On se fait vanner pour ça mais après les concerts les mecs viennent nous voir et nous disent : « Whaou, vous êtes un vrai groupe de rock ! ». Marrant…

(Les Soucoupes Violentes 1989, Stéphane Guichard au centre, crédit photo Alain Duplantier)

C’est une nouvelle formation ?

Oui, Aude n’est plus là. On l’a remplacé par Elie Chemali de La Marabunta, plus un guitariste, Serge Hoffmann, sinon c’est les mêmes ! Je tiens à préciser que durant toute la première période du groupe il y aura Denis Baudrillart à la batterie et qu’il est probablement l’un des meilleurs musiciens avec qui j’ai joué dans les Soucoupes !

Pourtant en 1991 ça s’arrête !

En 1991, en pleine tournée du FAIR, suite à un concert où j’ai vraiment abusé, je m’engueule bien, mais alors vraiment bien, avec Denis. Il en a marre de mes abus, il veut arrêter et les autres aussi. Ils s’en vont tous directement le jour même. Je dois assurer pourtant quelques dates... En dix jours je remonte un groupe, avec Dilip des Coronados, et PJ’X et Scott, ex Monotones. On fait quelques répètes, et on part faire le festival de Blaye avec les Thugs, Kat Onoma, Senseless Things, That Petrol Emotion, etc. Et là on fait un super concert. Souvent il faut que je sois dans des situations très tendues et périlleuses pour me dépasser. Mais je crois que je ne suis pas le seul. Après on assure quelques concerts en province, mais mes problèmes ne sont vraiment pas réglés et je dois m’arrêter.

(Soucoupes Violentes en 1993, Stéphane Guichard à gauche, crédit photo Franck Chazot)

 

 

 

 

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